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Restauration rapide en France en 2016, Éclaircie à l’horizon

27 Novembre 2016 - 201 vue(s)
Dans une économie paralysée, avec un chômage endémique et un moral des ménages en dents de scie, la restauration rapide fait du sur place en France. Frappée de plein fouet par la double série d’attentats et de plus en plus concurrencée sur ses flancs par les circuits alternatifs, elle a connu une année agitée mais semble relever progressivement la tête. La conquête de nouveaux moments de consommation se dessine alors que l’expérience client est au centre de toutes les attentions dans un métier entré dans une véritable révolution digitale.

Page 1 : Contexte

L’exception française, on s’en passerait bien alors que la plupart des grands pays européens affichent un tonus économique et que cette bonne santé profite largement à toute la restauration. En France, avec 12 millions de visites encore perdues en 2015 (-0,3 %), la branche ne parvient à repasser dans le vert qu’à la faveur d’une hausse de la dépense moyenne de 0,7 % selon les données du cabinet NPD Group. De quoi permettre au CA total de la restauration rapide d’afficher une timide progression de 0,4 % à 17,4 Mds. Il faut dire que le premier trimestre 2015, comme le dernier ont été pour le moins violents pour le métier qui avait traversé un été exceptionnellement doux donc favorable au snacking. La baisse de trafic au premier trimestre est de 4,37 % en moyenne selon l’Insee et de l’ordre de 2,87 % en fin d’année, surpondérée dans la capitale. Globalement pourtant, le climat s’améliore, nous assure Maria Bertoch, food Industrie Expert Europe chez NPD Group qui note une stabilisation et prédit même une légère reprise en 2016. Notre échantillon des 50 majors de la restauration (voir tableau p. 71) enregistre d’ailleurs un +4,4 % à 9,53 Md€ de volume d’affaires à surface non comparable. Avec 66% des visites (3,617 mds), la restauration rapide quoi qu’il en soit gagne encore des parts de marché sur la restauration traditionnelle. « Et l’écart ne cesse de se creuser », ajoute Bernard Boutboul qui confirme la prise de pouvoir de la vente au comptoir sur le service à table. Elle peine à se renouveler face à une rapide qui foisonne de créativité. Avec près de 38 thématiques identifiées (burger, pizza, poulet, pâte, bagel, salade, soupe, gaufre…), elle ne cesse d’attirer toujours plus d’entrants. « Il y a du monde au portillon mais pas de la place pour tous », prévient le spécialiste du marketing en restauration qui relève la montée en puissance des boulangers et de la grande distribution sur l’instant déjeuner.

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Paul Fedèle Rédacteur en chef France Snacking Suivez Paul Fedèle sur Twitter @francesnacking
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