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Le co-fondateur et président de la chaîne Eat Sushi Mourad Benamer vient d’ouvrir son capital à un actionnaire financier, le fonds d’investissement Citizen Capital qui a injecté 3 M€ de fonds propres. Le 3e opérateur de la restauration japonaise livrée veut doubler son réseau et son CA d’ici à 2016. Il évoque avec France Snacking ses nombreux projets dont l’ouverture d’un Sushi Drive à Mérignac avant l’été mais aussi l’implantation de corners avec un groupe de grande distribution.
Vous êtes le 3e réseau de restauration livrée japonaise en France en nombre d’unités, quelles sont vos forces et vos différences ?
Lorsque j’ai ouvert en 2006 avec mon frère Yahya le premier Eat Sushi, rue des Martyrs à Paris sur un format Pick & Go, je n’imaginais certainement pas que 5 ans plus tard, le marché aurait aussi vite mûri. Mais j’étais en tout cas convaincu de participer à la naissance de quelque chose. Fort de notre dynamisme et de la qualité des produits proposés, le restaurant a vite trouvé son public et nous avons lancé un an plus tard, trois autres boutiques sur 3 formats différents qui s’inscriront comme nos modèles de développement : le Pick & Go, le restaurant sur place avec vente à emporter et le Rolling bar avec un convoyeur sans oublier la livraison. Si dans un premier temps j’avais dans l’idée de construire un réseau en propre, c’est une première demande de franchise à Lyon puis notre présence à Franchise Expo Paris qui ont servi de détonateur à notre développement. 4 ans plus tard, nous disposons de 35 points de vente pour un chiffre d’affaires de 25 M€. Parmi nos différences avec la concurrence, nous avons fait le choix de miser sur une large gamme de brochettes en plus des produits traditionnels pour satisfaire le plus grand nombre. Notre marque s’est aussi développée surtout en province où nous avons pris des positions fortes alors que nos concurrents ont, dans un premier temps, concentré leurs efforts sur Paris.
Pourquoi ouvrir votre capital maintenant ?
Lorsque le développement s’accélère, il devient nécessaire de disposer de ressources et de collaborateurs à la hauteur des enjeux. Les besoins grandissent en même temps que la chaîne et il nous faut nous étoffer pour répondre aux défis qui nous attendent. Nous sommes l’une des enseignes les plus populaires sur Net avec un CA généré sur la toile de l’ordre 10 M€ et près de 200 000 visiteurs uniques par mois. Mais nous avons besoin à la fois d’accentuer notre communication et d’accélérer notre développement en France où le marché reste important. C’est pourquoi nous avons ouvert notre capital à Citizen Capital à hauteur de 30% avec un apport de 3M€. Notre business plan prévoit un doublement du parc et du chiffre d’affaires à horizon 5 ans.
Quels sont vos projets ?
Comme je vous l’ai dit : asseoir notre notoriété et partir à la conquête d’un marché que nous jugeons mûr aujourd’hui. Le sushi n’est plus réservé seulement à une cible CSP+ ou bobo mais se présente comme une nouvelle façon de consommer. Il est devenu un marché de masse sur lequel avons tous les arguments pour convaincre un large public et pas seulement les fans du poisson cru. Nos objectifs sont de quadrupler nos ventes de Eat meet, nos brochettes maison à la viande qui sont les seuls produits fabriqués en dehors de nos restaurants dans notre laboratoire situé près de Rungis. Une unité de production qui devrait d’ailleurs déménager prochainement pour être agrandie. Fort d’une offre ouverte, nous comptons bien séduire le plus grand nombre dont les familles avec enfants avec notamment des sushi spéciaux au Kiri. Autre priorité, partir à la conquête de la Capitale où nous ne disposons pour le moment que d’un seul point de vente. Enfin, nous lancerons avant l’été un concept du Sushi Drive d'un nouveau genre en bâtiment solo à Mérignac et sommes en discussion avec un groupe de distribution pour l’implantation de corner sushi.