'Le Pain Quotidien, une marque forte en phase avec son temps'
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'Le Pain Quotidien, une marque forte en phase avec son temps'

3 Mars 2015 - 7504 vue(s)
Anne-Gabrielle Verdier, la nouvelle directrice générale France Le Pain Quotidien confie à France Snacking ses projets pour l'Hexagone et décrit ses premières pistes de réflexion.

Alors que l’enseigne inaugurait le 25 février dernier sa 17e unité en France au 8, rue de Bretagne à Paris autour de 2 de ses 7 actionnaires privés Alain Coumont (le créateur) et Vincent Herbert PDG, mais aussi sa nouvelle directrice général France Anne-Gabrielle Verdier, elle n’a pas manqué d’affirmer son ambition de reprendre tant son développement dans l’Hexagone mais aussi la main sur ses franchisés. Une démarche déjà opérée en Australie, au Japon et en Grande-Bretagne. Avec 225 unités dans la monde dans 17 pays dont 80 aux US et un CA de 400M$ en 2014, Le Pain Quotidien qui revendique un positionnement slow casual, veut faire de l’Europe et de la France le berceau de son renouveau alors que son centre de gravité s’est progressivement déplacé vers l’Amérique où vit d’ailleurs son PDG. Tandis que la chaîne annonce une trentaine d’ouvertures dans le monde, la patronne France (un poste créé sur mesure pour cette pointure de la restauration qui a fait ses armes chez Flo et chez Starbucks) évoque avec France Snacking ses ambitions. 

Quel regard portez-vous sur la marque et quelles sont ses valeurs ?

Le Pain Quotidien est une marque unique qui n’a pas d’équivalent. Loin de l’idée d’une chaîne, c’est en fait 225 fois une boulangerie-restaurant de quartier dans 25 pays au monde. En France, c’est 17 fois l’occasion de se restaurer de manière saine, légère et au maximum bio. L’esprit qui anime cette marque créée en 1990 par Alain Coumont en Belgique et implantée en 1997 en France en même temps qu’à New-York est toujours resté le même : le partage et la convivialité dans un cadre authentique et chaleureux illustrés par cette table d’hôtes introduite par le fondateur à la création du concept. Aujourd’hui, même si le développement en France n’a pas suivi celui exponentiel des Etats-Unis, la marque possède toujours un fort capital et reste empreinte de proximité dans des quartiers animés avec des produits de boulangerie bio, une restauration artisanale de qualité et saine, des tartines à base de pains bio, une expérience client unique et soignée, des solutions repas pour tous les moments de consommation de la journée et une activité importante de vente à emporter qui pèse entre 15 et 30% du CA selon les sites.

Pourquoi la marque n’a pas davantage essaimé en France alors qu’elle est en phase avec les attentes urbaines d’aujourd’hui ?

Si le Pain Quotidien est né en Europe qui lui a donné son ADN, une grande page de son histoire s’est surtout écrite de l’autre côté de l’Atlantique et partout dans le monde ces dernières années via des partenariats. Mais sa volonté est clairement aujourd’hui de remettre la main sur son réseau comme elle a commencé à la faire en Australie, au Japon ou plus récemment en Grande-Bretagne et de réaffirmer ce qui a toujours fait sa force : la culture du produit dans le respect des terroirs qui plus est en France, pays de la gastronomie où elle doit montrer l’exemple. C’est la mission qui m’a été assignée ici où nous possédons 10 unités en propres et 7 en franchise à Lille, Aix-en-Provence ou aux Galeries Lafayette. Je suis une femme de terrain avec une forte culture produit et de la marque, une philosophie qui doit   ---  animer chaque ambassadeur de la marque partout sur le territoire. Le Pain Quotidien, ouvert 7j/7 a été très tôt en avance sur son époque avec une offre qui couvrait déjà dans les années 90, tous les moments de consommation de la journée depuis le petit-déjeuner au déjeuner en passant par le goûter, l’after-work ou encore le brunch le week-end qui pèse plus d’un tiers du CA hebdomadaire.  Ce qui est d’autant plus vrai aujourd’hui à l’heure où les urbains recherchent différentes parenthèses de détente dans la journée pour déguster des produits sains.

Quelles ont été vos priorités depuis votre arrivée il y a quelques semaines ?

Ma nomination comme ensuite celle d’un directeur régional, d’un directeur construction et d’un responsable Food & Beverage marquent notre volonté de muscler l’encadrement pour revenir sur le devant de la scène et repartir sur un développement sérieux mais prudent et maîtrisé. Et mon fil rouge est et restera le développement et le bien-être de nos équipes, véritables garants de la satisfaction de nos clients à tout moment.  Côté carte, mon ambition est de pousser le référencement vers encore davantage de produits bio mais surtout de saison alors que notre offre est déjà à plus de 85% bio. Preuve en est, nous venons de supprimer les tomates de toutes les salades et révisé toute les recettes pour nous positionner comme le marqueur d’une restauration « raisonnable » et en phase avec les produits du moment à l’image de la toute nouvelle salade Bruxelloise avec choux Kale, chou de Bruxelles émincé et jambon bio ou encore la tartine « Détox », mousse de carotte, avocat, betteraves et gomasio sur pain sans gluten. Des recettes qui feront de nos restaurants, des endroits inscrits dans leur époque. A 5ans, je vise les 50 adresses en France avec une stratégie opportuniste d’emplacements sélectifs et des équipes toujours plus accueillantes, professionnelles et fières de représenter notre enseigne.

 

 

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