La restauration sera-t-elle vouée à rester le « mal nécessaire » des hôteliers qui y voit un poste aussi coûteux que chronophage ? Pas si sûr tant elle figure au centre des stratégies de nombreux établissements confrontés aujourd’hui à la concurrence de nouveaux types d’hébergements collaboratifs. « La tendance en restauration d’hôtel est globalement à la montée en gamme, dans la continuité d’un marché de l’investissement hôtelier en hausse sensible (+18% entre 2014 et 2013, à commencer à Paris », souligne ainsi Nicolas Grall, Manager chez KPMG, spécialiste Real Estate & Hotels qui voit une diversification des formules et concepts proposées par les établissements même si la France n’évolue pas aussi rapidement que d’autres pays. L’idée est de garder en les murs une clientèle hébergée toujours prompte à sortir dehors voir ce qui s’y passe, en proposant des solutions repas souples et diversifiées capables de s’adapter quelle que soit l’heure de la journée ou de la nuit. Et de proposer une véritable « expérience clients » attendue par les visiteurs. « Convenience store, buffets évolutifs, solutions finger-food, vitrines libre-service, livraisons depuis l’extérieur, les solutions sont multiples face à un client aujourd’hui plus ouvert », explique d’ailleurs Gwenaël Le Houerou, fondateur du cabinet Kenatra. Les initiatives récentes auxquelles s’est notamment intéressé France Snacking au sein de son enquête vont d’ailleurs en ce sens : Campanile Villepinte, Okko Hôtels de Nantes, Lyon ou Grenoble, Ibis Styles et Nomad Hôtels de Roissy Charles de Gaulle. Mais aussi le tout dernier B&B de Disneyland Paris, Le Generator ou The Chess Hôtel dans la capitale ou encore L’Epicerie du Midi dans l’Héliopic de Chamonix. De quoi impacter durablement la manière de penser non seulement le design des établissements, lobby en tête, mais aussi les modes de services, d’organisation jusqu’à l’offre produits elle-même.