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La restauration rapide ressort gagnante de la crise sanitaire

15 Juin 2022 - 1198 vue(s)
Lourdement impactée par la crise sanitaire, l’activité de la restauration commerciale se redresse et pourrait retrouver ses niveaux d’avant-Covid dès l’an prochain selon une étude Xerfi Precepta. Mais la convalescence est plus ou moins rapide selon les segments, avec, parmi les plus robustes, la restauration rapide.

Le secteur de la restauration hors domicile fut sans conteste l’un des plus durement touchés par la crise Covid et les mesures sanitaires qui en ont découlé. Mais, après avoir été massivement accompagnée par l’Etat pour sortir la tête de l’eau, la restauration commerciale est bien en train d’émerger selon la dernière étude publiée par Xerfi Precepta et intitulée : “La restauration commerciale au défi des nouveaux business models - Quelles stratégies face aux acteurs digitaux et à la grande distribution ? Quelles perspectives pour les marges d’ici 2024 ? ». Le redressement serait bien réel avec un chiffre d’affaires qui devrait bondir de 30 % en 2022 par rapport aux 44,7 milliards d’euros engrangés en 2022. De quoi se rapprocher sensiblement des niveaux enregistrés en 2019, avant la pandémie (60 milliard d’€ d’activité à l’époque). 50 % de cette activité est à mettre au crédit de la restauration à table, 43 % de la restauration rapide et 7 % de la restauration dite libre-service type cafétérias. Mais les experts du cabinet n’anticipent toutefois pas de retour à la normale avant 2023, première année d’activité pleine pour la restauration commerciale, avec un progression de l’activité de l’ordre de 5 % en moyenne.

Des tensions pèsent toutefois sur les marges

Il faut dire que les espoirs d’un retour à meilleure fortune, espéré par les professionnels avec la fin des restrictions sanitaires, ont été quelque peu refroidis par la guerre en Ukraine, la flambée des cours des matières premières agricoles et des prix alimentaires ou encore les pressions sur le pouvoir d’achat des ménages. « Dans le même temps, les plateformes de livraison et de vente à emporter sont entrées dans les mœurs. De quoi ouvrir de nouveaux horizons aux indépendants comme aux grandes enseignes », estiment les experts Xerfi Precepta. « Ces business models digitaux favorisent en outre la concurrence des dark kitchens et de la grande distribution alimentaire qui se référencent sur ces plateformes pour se faire une place dans la consommation hors foyer (vente à emporter et livraison), sur les créneaux du snacking et de la pause déjeuner ». Sans oublier enfin la pénurie de main d’œuvre et la hausse de la grille salariale déjà actée. Ainsi mises sous tension, les marges d’exploitation pourraient retrouver, quant à elles, peu à peu leur niveau d’avant crise à partir de 2024. La restauration rapide devrait toutefois profiter de cette période pour grignoter encore du terrain et entrer, encore un peu plus, dans les mœurs de consommation. Xerfi Precepta prévoit en effet une progression de 12 % en 2022 de l’activité de ce segment puis de 7 % par an en moyenne les deux années suivantes.

 

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