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Titres-restaurant. Plafond relevé, panier élargi, bonne ou mauvaise nouvelle pour les restaurateurs?

19 Août 2022 - 1752 vue(s)
Dans le cadre de la promulgation de la loi pouvoir d’achat, les règles concernant l’utilisation des titres-restaurant évoluent à compter du 1er septembre afin de soulager la pression inflationniste qui pèse sur les ménages. Jusqu’au 31 décembre 2023, le plafond quotidien passe ainsi à 25 euros et il sera possible de les utiliser pour tout achat de produit alimentaire. Une bonne ou une mauvaise nouvelle pour les restaurateurs ?

Le plafond journalier d’utilisation des titres-restaurant va connaître un nouveau rebond à compter du 1er septembre. Le retour « à la normale », décidé par le Gouvernement, n’aura finalement duré que deux mois. La pandémie, et les difficultés multiples rencontrées par les restaurateurs, avait ainsi amené les autorités à porter durant deux ans son montant maximum à 38 euros par jour, avant qu’il ne retrouve ses niveaux d’avant-Covid le 1er juillet dernier, à 19 €. Mais seulement après trois semaines, Bruno Le Maire laissait déjà entendre que celui-ci serait revu à la hausse afin d’apporter des solutions aux Français confrontés à un contexte inflationniste galopant. « Je sais bien que ces temps sont difficiles pour nos compatriotes, je n’ai qu’une seule ligne de conduite : leur faciliter la vie, leur rendre la vie moins chère. Donc je suis prêt à augmenter la valeur des titres-restaurants de 19 à 25 euros », concédait ainsi alors le ministre de l’Économie. 

Une hausse espérée des dépenses mais une concurrence accrue pour les restaurateurs

C’est désormais chose faite depuis la publication au Journal Officiel, ce mardi 16 juillet, d’un décret dans le cadre de la promulgation de la loi pouvoir d’achat. Les titulaires de titres-restaurant (comme leurs émetteurs d'ailleurs) se réjouiront également sans doute que, par dérogation à l’article L. 3262-1 du code du travail, ils pourront également les utiliser pour s’acquitter, en tout ou en partie, du prix d’achat de tout produit alimentaire. Et ce, qu’il soit ou non directement consommable, acheté auprès d’une personne ou d’un organisme. Sur le principe, la liste des établissements acceptant les titres restaurant ne changent pas et on y retrouve bien sûr les restaurants, les sandwicheries et enseignes de snacking, les restaurants et cantines d’entreprises ainsi que les supermarchés pour ne citer qu’eux. Mais c’est la liste des produits potentiellement achetables notamment en grande distribution qui s’élargit. Jusqu’ici, les titres-restaurants n’étaient éligibles que pour acheter des produits frais (fruits, légumes, plats préparés, snacking, conserves), de l’épicerie salée et sucrée, du surgelé (plats préparés) et des boissons non alcoolisées. Désormais, les produits de type viande ou poisson non transformé, pâtes, riz, féculents, et tous les produits pouvant servir à l’élaboration de repas comme les œufs, la farine ou le beurre, sont inclus dans la liste. Alors bonne ou mauvaise nouvelle pour la restaurateurs ou autres professionnels du hors-domicile ? Ceux-ci pourront choisir de voir le verre à moitié vide ou à moitié plein. D’un côté en effet, ils voient le plafond journalier augmenter et peuvent en espérer une fréquentation ou un panier accrus au sein de leurs établissements. De l’autre, ils voient clairement la concurrence s’accroître avec la GMS et les retombées potentiellement se diluer. L’objectif des précédentes restrictions était justement d’éviter la concurrence directe avec les boulangeries, les snacks ou les restaurants en imposant l’achat de denrées à manger sur le moment…

 

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