Monsieur Albert
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Monsieur Albert, le très 'frenchy' Hot Dog accélère en franchise

9 Septembre 2022 - 2197 vue(s)
Surfant sur la vague hot dog, le plus "frenchy" des opérateurs, passe à la vitesse supérieure sur son développement. De 4 adresses aujourd’hui, il devrait passer à 13 points de vente d’ici l’été prochain après avoir signé 9 emplacements avec un 10e en cours de contractualisation à Paris-Bercy. Sebastien Dameno, cofondateur aux côtés de Francesca South nous explique ses projets et ses ambitions.

Pouvez-vous  nous rappeler qui est Monsieur Albert et en quoi cette marque se différencie sur le marché du fast casual qui donne de plus en plus de place au Hot Dog ?

Créée en 2018 aux côtés de mon associée Francesca South, nous souhaitions à l’époque apporter du renouveau sur ce segment du hot dog sur lequel peu d’enseignes existaient, qui plus est en franchise. Aussi avons-nous choisi d’emblée de redonner ses lettres de noblesse au produit et de nous distinguer en revisitant ce classique très américain, à notre sauce et misant fortement sur un esprit made in France, sur la transparence et le terroir. Notre storytelling a été écrit dans cet esprit et autour d’une identité forte liée à Monsieur Albert. Pourquoi le choix de ce nom ? Parce que c’est mon 2e prénom, celui de mon grand-père et de mon arrière grand-père. Un clin d’œil familial pour signer cette aventure autour d’un personnage symbolique à l’identité forte. D’ailleurs notre base line « Créateur de hot dogs » en dit long sur notre volonté de nous inscrire dans l’innovation et la qualité produit, propres à un positionnement fast good dans l’aire du temps. Le hot dog est un produit pratique, nomade, chaud et plutôt bien positionné en termes de tarif. Ce qui ne manque pas d’intérêt à l’heure où le pouvoir d’achat se contracte et que les clients sont encore plus sensibilisés au bon rapport qualité prix.

La qualité produit justement est un maître-mot. Quels sont les marqueurs de l’enseigne  ?

Nous nous sommes attachés à choisir le meilleur pour toutes nos recettes en privilégiant, bien sûr, les produits français sauf pour notre saucisse pur bœuf, fabriquée à façon par un charcutier allemand, à l’image des fameuses Bratwurst. Parce que nous ne trouvions pas, ici, la qualité attendue. Notre pain est frais et en provenance d’un boulanger quel que soit l’emplacement de nos franchisés grâce à des accords noués avec notre meunier qui nous propose, pour chaque nouvelle adresse, un artisan local. Nos saucisses à base de porc d’Alsace sont fumées au bois de hêtre, tout comme nos oignons caramélisés au chaudron. Chaque recette, nous en avons 7 en fond de carte, propose une alternative végétarienne à base de seitan. Et toutes d’ailleurs portent un nom identitaire avec leur saucisse au choix  : le fameux Monsieur Albert au camembert de Normandie au lait cru, le Monsieur Jacques Chichi avec sa Tome de Savoie IGP ou encore Monsieur Ernesto au Guacamole, cheddar mature et jalapenos. Un positionnement très fast good qui est dans l’air du temps ! Nos premiers prix sont à 7,90 € le hot-dog seul et nos menus à partir de 13,90 € avec frites maison en 3 tailles et boissons. Avec 2,50 € de plus, vous avez le dessert. Un package qui fait toute la différence lorsque l'on veut manger bon mais pas trop cher. Outre nos 7 recettes originales, notre offre morning et notre proposition enfant, nous ajoutons aussi une référence qui tourne tous les deux mois et dont le rythme va s’accélérer pour dynamiser encore davantage notre carte à l’image du prochain hot dog raclette qui sort cet automne. Parmi les nouveautés aussi, toute une panoplie de suppléments qui permettent aux plus gourmands d’enrichir leurs recettes dont du vrai cheddar, du bacon ou encore de la sauce à la truffe d’été. Nous avons également enrichi nos propositions de toute une gamme de jus et bières bio, mais aussi de tapas et produits de grignotages pour disposer d’un assortiment qui réponde à tous les moments de la journée, notamment sur les zones à fort flux ou encore pour répondre à l’after-work. A l’image des tortillas recouvertes de cheddar et guacamole, des tenders de poulet, les bouchées au camembert… Ce qui nous a permis de faire grimper nos ventes additionnelles de 22 % sur Nice-Massena par exemple.

 Monsieur Albert

Quelles sont vos ambitions ?

Alors que le 1er exemplaire de Monsieur Albert a ouvert, en propre en 2018, sous forme de popup, dans le terminal 2 de l’aéroport de Nice, basculé depuis dans le terminal 1 pour une concession qui court encore sur 4 ans, la marque a d’emblée été formatée pour la franchise avec des codes enseignes forts, des marqueurs identitaires personnalisés et de l’originalité dans nos recettes, notre déco, nos messages. Après notre 2e unité en propre installée place Massena toujours à Nice, nous avons depuis inauguré en franchise un kiosque à l’aéroport de Lyon Saint Exupéry et une cellule dans le centre commercial de Nantes-Beaulieu. Aujourd’hui, le concept existe sur 3 formats : le container, la cellule de centre-ville ou centre commercial et le stand mobile pour l’événementiel. Avec des CA qui oscillent entre 600 et 700 K€ selon les emplacements. Si la crise sanitaire a freiné quelque peu notre développement, nous avons néanmoins obtenu de très belles performances sur les unités restées ouvertes. Cette période nous a permis de peaufiner notre modèle, d’ajuster notre stratégie et de revoir notre parcours client en intégrant des bornes digitales de prise de commande. Un choix judicieux puisque notre ticket moyen a été boosté de plus de 25 % à Nantes-Beaulieu par exemple pour un ticket moyen de 16 euros. Au programme des 10 prochains mois, nous prévoyons 9 ouvertures signées dont certaines sont déjà en travaux et une 10e en cours de finalisation à Paris-Bercy.  Parmi les futurs projets, il y a le centre commercial Rivetoile de Strasbourg, l’Ile de la Réunion où notre franchisé, le groupe RNG Yong, ouvrira son premier établissement sur les 5 programmés en 3 ans. Suivront, entre autres également, Evry 2 dans le nouveau pôle de restauration rénové, Le Spot, ainsi que d'autres projet en région. Ensuite, nous espérons un rythme d’une dizaine de points de vente par an.

 

Paul Fedèle Rédacteur en chef France Snacking Suivez Paul Fedèle sur Twitter @francesnacking
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