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La mini-cantine robotisée Bolk entre chez Monoprix et prépare une nouvelle levée de fonds

14 Décembre 2022 - 2543 vue(s)
Après les entreprises et les campus, Bolk part à la conquête du retail avec l’installation au sein du Monoprix Opéra, de la toute dernière génération de sa cantine robotisée. La start-up française qui a déjà levé 4 M€ et prépare une nouvelle opération financière, est en mode déploiement de sa solution automatique de restauration avec déjà une dizaine de sites équipés.

Placée sur moins de 2 m², entre une vitrine en libre-service Luna et le pôle boulangerie-traiteur du Monoprix parisien de l’avenue de l’Opéra, la toute dernière version de Bolk, est opérationnelle depuis mi-novembre. Une solution de restauration robotisée, qui a séduit le spécialiste de la proximité et dont le PDG Guillaume Sénéclauze a même indiqué vouloir la tester dans deux autres configurations de magasin. Sur ce site précisément, l’enseigne de proxi informe ses clients de cette nouvelle solution repas, dès l’entrée, avec un stop-trottoir qui détaille les principes de cette proposition de restauration.

Bolk

Comment ça marche ?

Si cette PLV extérieure a tout pour attirer le chaland avec une promesse d’un salad’bar gourmand à prix très compétitif, qui plus est sponsorisé à hauteur de 4 € pour tout premier achat, la première impression pour qui ne connaît pas Bolk, peut-être déconcertante arrivé sur place dans le magasin, face à une machine. Pour autant, le concept de distribution automatique se veut rassurant en affichant la couleur : « Des ingrédients frais et savoureux, cuisinés maison" ; en guise de message d’accroche, une offre dès 5,90 €, et surtout, une fenêtre par laquelle les produits frais sont visibles, stockés dans des cylindres transparents.

Ensuite, sitôt enregistré ou reconnu, le client peut opérer son choix via un écran tactile. La navigation est conviviale et chaque ingrédient est assorti de sa valeur calorique. Une donnée comptabilisée qui grimpe selon la construction du plat. Soit, on peut opter pour l’une des 8 recettes déjà préprogrammées (Caesar, Poulette, Vegedream...) à prix fixe (8,90 €), soit on préfère le sur mesure et constituer soi-même son plat à partir de 4 bases (pâtes, quinoa, salade ou pommes grenailles) auxquelles, sont ajoutés 4 toppings parmi 10 propositions + 1 sauce parmi 4 au choix.

Sitôt la commande payée, environ 60 secondes sont nécessaires pour permettre au carrousel et à ses 24 tubes d’assembler les ingrédients directement dans un bol en carton, récupérable sur l’autre face de l’appareil. Soit environ 320 g de produit ou près de 400 g avec l’option extra. Il suffit ensuite, d’ajouter un couvercle mis à disposition et de récupérer son kit serviette/couverts en bois, la facturette étant envoyée directement par mail. « Nous pouvons ainsi préparer jusqu’à 60 plats par heure étant donné qu’une commande peut être passée sitôt la précédente payée et alors que le process d’assemblage a débuté. Les plats en cours s’afficheront alors dans une file d’attente, sur écran », explique Nicolas Jeanne, fondateur de l’entreprise.

Bolk

Un appareil qui a fait ses preuves

Il faut dire que ce petit bijou de technologie tricolore imaginé en 2019 par Nicolas Jeanne aux côtés d’ingénieurs, a gagné en maturité depuis sa sortie de garage en 2020 et ses 4 tests menés l’an dernier dans les univers entreprise et universitaire chez Qonto, Open Class Room, Pick-up Service et EndemolShine. Aujourd’hui opérationnelle dans une dizaine de sites dont Veepee, Station F, Balas..., elle a peaufiné son modèle, sa logistique et son assortiment. « Bolk, c’est d’abord une offre de restauration fraîche et goûteuse distribuée dans un cadre d’hygiène 100 % sécurisé, c’est aussi de la tech, de la collecte et de la gestion de datas, mais également du service », souligne le créateur de la startup qui livre tous les sites, 2 à 3 fois par semaine, selon le débit, depuis le laboratoire central situé à Paris 18e. Reliée à distance à tous les appareils, l’équipe connaît en temps réel, la composition des recettes, les grammages délivrés, le taux de charge des cylindres tout comme la DLC des ingrédients dont les plus fragiles n’excèdent pas 3 jours. De quoi permettre aussi, régulièrement, de lancer depuis le siège, des opérations anti-gaspi, avec promo à – 50 %, pour limiter les pertes de matière. 

Une solution repas alternative... ou pas !

Avec la toute nouvelle V3 installée dans le Monoprix Opéra, ses deux écrans et ses process optimisés, Bolk a bien l’intention d’avancer ses pions sur tous les marchés qui souhaitent mettre en place une solution de restauration flexible, rapide, de qualité et accessible 24h24, selon un principe de location mensuelle tout compris. Et ce, avec des produits extra-frais dont certains cuisinés maison comme les pommes grenailles, la patate douce, les croûtons..., qui changent au gré des saisons et qui permettent d'offrir des recettes (près de 300 possibles) à manger froides ou à réchauffer au micro-ondes, mais aussi des desserts.  

Le segment des entreprises, fortement busculé par la crise est bien sûr une cible de choix là où la cantine robotisée apporte une vraie solution alternative et rentable (à bien moins de 30 plats servis par jour) aux côtés des frigos connectés au même titre que les campus, les hôpitaux et travel retail. Pour l’heure, Bolk vise un développement en Ile-de-France où est situé son laboratoire de production et de SAV mais ne manque pas non plus d’intérêt pour grandir partout en France et en Europe. La startup qui prépare une levée de fonds de plusieurs millions d’euros, devrait se donner les moyens de ses ambitions notamment en matière de capacité de production et de ressources hommes.

 

 

Tags : Bolk
Paul Fedèle Rédacteur en chef France Snacking Suivez Paul Fedèle sur Twitter @francesnacking
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