Pour la réalisation de ce premier baromètre de l’activité des fournisseurs de la Restauration Hors-Domicile, la FEEF et OpenedMind sont allés interroger, au mois de février dernier, un échantillon composé à 68 % de Petites et Moyennes Entreprises (PME), 28 % d’Entreprises de Taille Intermédiaire (ETI) et à 4 % de Très Petites Entreprises (TPE). Et, parmi elles, 3 entreprises sondées sur 4 déclarent avoir retrouvé leur chiffre d’affaires RHD d’avant la crise Covid (2019). Et en moyenne, le circuit de la Restauration Hors Domicile, dans toute sa diversité, représenterait plus d’un quart de leur activité (26 %). Dans le détail, les entreprises de la FEEF fournissent à 91 % la restauration commerciale, 61 % la restauration collective, 50 % la Boulangerie-Viennoiserie-Pâtisserie, 49 % le catering/traiteur, et à 33 % le circuit dit « premium » (restaurants étoilés, hôtellerie de luxe…). « Ces chiffres inédits prouvent que la RHD est un circuit de diversification pour le business des PME-ETI », précise ainsi Benoît Léon-Dufour, Administrateur référent RHD de la FEEF. « En pensant lieux, circuits et instants de consommation, les entreprises de la FEEF répondent aux besoins de leurs clients BtoB en restauration commerciale et collective grâce à une collaboration basée sur la solution produit ».
Le sondage de ses adhérents a permis à la FEEF de réaliser un palmarès des opérateurs RHD avec lesquels les PME-ETI réalisent le plus de volume d’affaires. Dans le Top 10, on retrouve ainsi dans l’ordre les distributeurs Metro, Transgourmet, Pomona EpiSAveurs, Sysco, Pro à Pro, Promocash, Pomona Passion Froid, France Frais, Back Europ et DS Restauration. Le baromètre permet également d’apprécier le montant des hausses tarifaires négociées à l’issue des négociations commerciales 2023. Ainsi, 40 % des entreprises sondées seraient parvenues à passer 100 % de leurs hausses tarifaires auprès des opérateurs RHD. 74 % ont réussi à les faire passer partiellement sur les MPA (matières premières agricoles) ; et 71 % à les faire passer partiellement sur les MPI (matières premières industrielles). En moyenne, les PME-ETI auraient demandé une hausse tarifaire s’échelonnant de 6 à 15 %.