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Malgré l’inflation, les Français consomment toujours des boissons dans les bars et restaurants

19 Juillet 2023 - 3374 vue(s)
La consommation en CHR (cafés, hôtels, restaurants, clubs) a bien résisté en France au premier trimestre, et ce malgré le contexte inflationniste. Ce résultat positif permet d’envisager de belles perspectives pour l’été pour les acteurs du circuit CHR, avec toutefois des adaptattion à prévoir en fonction des catégories de produits.

En ce début d’été, période charnière du réseau CHR, le service de mesure de la consommation en CHR de CGA by NielsenIQ a partagé son analyse des tendances de consommation au sein des catégories de boissons et des canaux. « « Nous constatons qu’en France, les catégories clés en matière de consommation en CHR enregistrent une belle dynamique au premier trimestre, malgré l’inflation et les forts mouvements sociaux » commente Julien Veyron, directeur des solutions clients CGA, France. « Les consommateurs continuent de fréquenter les bars et les restaurants. La demande de boissons en CHR reste soutenue. Mais des tendances non négligeables sont à l’œuvre, et il est crucial pour les acteurs du secteur CHR qui veulent accroître leurs ventes d’identifier les catégories et les canaux qui augmentent et ceux qui régressent »., ajoute-t-il, en ressortant particulièrement des mouvement clés dans trois secteurs majeurs du marché hors-domicile au premier trimestre 2023.

Une demande soutenue en matière de spiritueux

En CHR, les marques de spiritueux ont bien débuté l’année. En comparaison au premier trimestre 2022, le volume des ventes a augmenté de 10,9 % dans un contexte où des inquiétudes persistantes vis-à-vis du COVID-19 avaient affaibli les échanges début 2022. Le secteur des cocktails a très bien commencé l’année, avec notamment de belles performances pour le gin. Le whisky connaît une performance plus modérée que les autres catégories. Les discothèques ont considérablement augmenté leurs volumes de ventes (+36,2 %) au premier trimestre, la nuit ayant été favorisée par un historique début 2022 impacté par la pandémie. L’interaction avec les acteurs de la nuit reste un des moteurs de la croissance.

Bière et cidre, des résultats contrastés

Le début d’année a été un peu moins dynamique pour cette catégorie, avec une hausse modérée des volumes totaux de bière et de cidre (3,5 % en cumul annuel). Le segment des bières de luxe (+ 11,8 % en volume) a crû bien plus rapidement que le marché de la bière (augmentation de 3,2 %), indiquant une forte demande pour les marques premium. Le segment de la bière sans alcool signe lui aussi une belle performance (augmentation de 16,4 %), qui laisse penser que de nombreux consommateurs français se préoccupent de leur santé et limitent leur consommation d’alcool. Au niveau des canaux, les discothèques, les bars de jour et les bars de nuit ont tous gagné en volume de ventes au premier trimestre. Les bars-restaurants, eux, ont perdu des volumes.

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Softs & eaux, sans modération

Signe supplémentaire de modération, les volumes des boissons non alcoolisées et des eaux consommées en CHR ont augmenté de 8,9 % en cumul annuel au premier trimestre. Des segments majeurs comme les colas, les eaux et les boissons à base de fruits et de thé ont connu une forte croissance. Les boissons énergisantes et sportives (+24,5 % en volume), les sirops (+15,8 % en volume) et les jus et smoothies (+14,0 % en volume) ont surperformé. Là aussi, les discothèques et les bars de nuit ont gagné des parts de marché aux dépens des bars-restaurants. Quelle que soit la catégorie de produits, Julien Veyron insiste fortement sur la facteur prix, pour l’été comme pour l’après. « Les marques qui proposeront le meilleur rapport qualité-prix auront une longueur d’avance dans la bataille des parts de marché », conclut-il.

 

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