Foodjer
Communauté

Foodjer lève 1,1 M€ pour booster ses marques virtuelles chez les restaurateurs.

21 Novembre 2023 - 4386 vue(s)
La startup Foodjer, lancée en début d’année par Jennifer Cayla et Fériel Ferrad, qui compte déjà plus d’une trentaine de restaurants digitaux, annonce une première levée de fonds de 1,1 M€ auprès de Aonia Ventures, Issarts Capital et de business angels. Un apport en capital qui va leur permettre de poursuivre la création de nouvelles marques et la conquête des territoires. Elles visent une centaine de nouveaux restaurants virtuels dans les 12 mois.

Sur un marché de la livraison aujourd’hui très challengé, il y a encore de l'espace pour un modèle clé en main, qui permette à la restauration indépendante de trouver sa place mais surtout un business additionnel à son activité. C’est, en tout cas, le point de vue de Jennifer Cayla et Fériel Ferrad, 2 ex-consultantes en stratégie au Boston Consulting Group reconverties dans la restauration et qui ont lancé, en janvier dernier, leurs premiers restaurants virtuels à Paris à travers 4 marques Gimmy (smash burgers américains), Partner Burgers (gourmet smash burgers), Nola (poulet frit américain) et Seoul Mate (poulet frit coréen). Elles en ont 30, aujourd’hui, à travers une quinzaine de partenaires et disent enregistrer des taux de progression à deux chiffres tous les mois.

Foodjer

Aucun investissement pour le restaurateur

Contrairement à certains acteurs en place, leur approche consiste à proposer aux restaurants indépendants une solution clé en main pour créer de l’activité incrémentale sans nécessiter aucun investissement de leur part. Ils n’ont qu’à mobiliser leurs propres équipements et leurs collaborateurs. Foodjer, de son côté, s’occupe de tout le reste : l’implémentation d’une ou de plusieurs des marques de son portefeuille chez le restaurateur, la gestion de la chaîne d’approvisionnement avec la fourniture des matières premières sélectionnées (dont la viande fraîche de bœuf Angus) et la livraison, la mise en place des outils technologiques et la formation. « Les outils de gestion des stocks, d’intégration et de prédiction de commande qui s’appuient sur l’intelligence artificielle, nous permettent la prise en charge de toute la chaîne de valeur », expliquent, de concert, les deux entrepreneuses qui évoquent un volume d’activité moyen par restaurant entre 10 et 30 K€. Chiffre d’affaires sur lequel Foodjer reverse un pourcentage au restaurateur. Un moyen pour les restaurateurs, disent-elles, d’optimiser leurs ressources en personnel et en matériel et de diversifier leur offre en s’appuyant sur tous les canaux existants.

Avec une croissance de plus de 30 %, sur les derniers mois, Jennifer et Fériel croient pleinement en leur modèle. Dans les tuyaux, 3 autres marques devraient prochainement faire leur apparition sur la dizaine prévue à horizon 2 ans, dont une 100 % desserts très inspirée US, une autre sur le thème de la méditerranée et la 3e italienne. L’objectif à 12 mois est d’afficher une centaine de « restaurants digitaux ».

 

 

 

Paul Fedèle Rédacteur en chef France Snacking Retrouvez Paul Fedèle sur Linkedin
Commentaires (0)
Les concepts Snacking
décrypter

Dans la même thématique