Rien n’était encore gagné la semaine dernière. Et pourtant, les efforts concertés ont payé. On apprend, en effet, cette après-midi que la proposition de loi sur le fait-maison obligatoire et le non fait-maison, est tout bonnement retirée. Elle ne figure d’ailleurs plus à l’ordre du jour de la commission économique des affaires économiques de l'Assemblée qui se réunit demain. Ce que confirme, à France Snacking, Christopher Weissberg, député Renaissance des Français à l’étranger, rapporteur de cette PPL et qui avait déposé, par ailleurs, un amendement samedi 16 mars dernier avec un texte beaucoup plus ouvert excluant notamment la mention "Non fait-maison". Amendement qui avait d’ailleurs été accepté par les organisations syndicales Umih, GHR et CGAD, précise ce soir, à snacking.fr, Catherine Quérard, présidente du GHR. « Nos trois organisations syndicales étaient alignées sur certaines dispositions du texte initial dont la valorisation du travail des professionnels, des savoir-faire et de l’attractivité de nos métiers. Cependant, il y avait non seulement une incompréhension politique et médiatique mais nous ne pouvions accepter la mention non fait-maison qui y figurait dans ce projet et qui était très stigmatisante et négative pour nos branches. Il était indispensable de tout remettre à plat et de se donner le temps de travailler ». La proposition de loi initiale a donc été retirée au profit de l'engagement d'un dialogue constructif entre les parlementaires, le gouvernement et les professionnels, précisent ce soir, dans un communiqué, les 3 organisations. Elles proposent une approche positive et transparente avec un système d'affichage spécifique, obligatoire et harmonisé, permettant aux consommateurs d'identifier clairement les plats "fait-maison" de ceux non "fait-maison", à partir de produits industriels.
Reçue aujourd’hui, avec les représentants des deux autres syndicats, par le cabinet du premier ministre, Catherine Quérard a défendu la position de réouverture de discussion à l’automne pour se laisser le temps de passer sereinement les Jeux Olympiques et Paralympiques lors desquels les professionnels vont être très investis. « Ce qui nous donnera du temps pour faire de la pédagogie, construire et expliquer tout l’intérêt de valoriser ceux qui optent pour du fait-maison. Et, dans le cas d’une nouvelle proposition de loi, de l’appliquer à tous les métiers qui acceptent les titres restaurants », précise-t-elle.