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Matsuri, un réveil très pop pour une belle endormie

3 Avril 2024 - 1384 vue(s)
Repris par un groupe d’associés conduit par Adrien de Schompré, dont Céleste Velarde et Sébastien Blanchet, Matsuri sort d’un profond sommeil plus frais, plus moderne et plus pop. Avec une première adresse parisienne fraîchement relookée au 103 rue de la Boétie et 11 autres en passe de l’être dès cette année, le spécialiste du comptoir tournant à sushi est dans les starting-blocks pour un nouveau départ et pour enclencher la franchise dès 2025.

Ça tourne de nouveau très rond du côté du roi du Kaïten en France et de ses 12 restaurants  ! Créé en 1986, Matsuri est en train d’écrire un autre chapitre de son histoire avec, à sa tête, 3 nouveaux associés opérationnels Adrien de Schompré, Céleste Velarde et Sébastien Blanchet. Fraîchement rénovée, l’unité de la rue de la Boétie donne le LA sur les nouveaux partis-pris de l’enseigne qui consacre une enveloppe de 2,4 M€ pour relooker dès cette année ses 12 restaurants. « Nous avons souhaité garder un certain équilibre, avec notre positionnement nippon-californien. Chaque adresse aura sa propre identité sur un socle de valeurs communes dans une ambiance simple, décomplexée  et rajeunie », explique Adrien Schompré qui compte bien tirer la marque vers le haut sans toucher aux tarifs. Parmi les marqueurs forts du renouveau de Matsuri, la décoration emprunte aux années 80 japonaises, un vocabulaire pop dans les formes, les matériaux, les couleurs autour du bois clair, des miroirs, des luminaires, de l’inox brossé. Si le tapis tournant reste la pièce maîtresse de ce concept expérientiel et convivial, sur lequel chemine toute l’offre de sushi, maki, california roll, sashimi et de produits signatures comme les Nori Sushi, Tacos Nori, Handroll, Crunchy..., «le parcours client a été revu », explique Céleste Velarde, DGA & associée. Non seulement les restaurants rénovés auront une borne de prise de commande à l’entrée pour faciliter le click & collect et la vente à emporter, mais un QR Code situé sur le comptoir ou sur les tables permet, dorénavant au client, d’accéder à la totalité de la carte et de commander des plats, des desserts ou encore des boissons qui ne circuleraient pas sur le Kaïten. « La digitalisation est dans l’ère du temps pour les nouvelles générations mais elle ne supprime pas le volet expérientiel que nous avons voulu renforcer à travers de nombreuses touches dans les services apportés comme dans l’ambiance musicale ajustée selon le moment de la journée», ajoute Céleste. Les plats chauds, brochettes yakitori et autres gyozas sont d’ailleurs proposés sur plateau par les opérateurs qui circulent dans la salle.

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Cocktails, vins et desserts, le trio gagnant

Sur la base d’une carte commune créée sous forme de deux collections annuelles et de quelques marqueurs identitaires, pour garder un esprit de « famille »,  chaque Matsuri aura son propre décor pour devenir, à chaque fois, une destination unique. Au programme des prochains chantiers, après l’unité de Neuilly qui rouvrira le 16 avril, c’est le directeur artistique et cofondateur des restaurants PNY, Rudy Guénaire qui habillera l’unité de la rue Victor Hugo attendue pour le 21 mai avec son corner café/pâtisserie. De son côté, l’architecte Jessica Mille fera dialoguer les époques au sein de l’unité de la rue du Bac prévue pour le 26 juin juste après la rénovation de Passy. Suivront au 2e semestre les autres adresses. Ces relookings constituent l’une des clés de voûte de la nouvelle stratégie de l’enseigne qui veut faire un retour remarqué et remarquable. Et cela fonctionne puisque deux mois après la transformation de la rue de la Boétie, l’activité a progressé de plus de 45 % sans augmentation de prix, indique Céleste. Un pic de trafic qui s’explique aussi par la mise en place de la nouvelle carte, sa segmentation tarifaire révisée, ses offres à prix intermédiaires musclées entre 2,50 et 6,50 €, ses nouvelles références signatures, ses propositions de vins entièrement renouvelées et l’apparition d’une gamme de cocktails innovants. « Avec une large offre de vins dont de nombreuses références au verre, à prix unique de 6 €, tout comme notre nouvelle collection de cocktails signatures développée avec la maison Ely à base d’alcools et produits japonais comme le saké, le yuzu..., nous avons très largement atteint nos objectifs de progression des ventes de boissons », précise la directrice générale adjointe associée qui mise tout autant sur la gamme renforcée de desserts qui va faire son apparition autour de classiques japonais revisités et pour lesquels elle compte gagner 10 points sur le taux de prise pour atteindre 15 % des ventes. Cette dynamique autour de l’offre boissons, notamment, prévue pour animer l’activité du soir, fera écho à la mise en place d’un programme solide de fidélité calqué sur les compagnies aériennes autour de statuts Kiddo, Sumo et Super Sumo destinés à animer de manière pointue et sélective, les afficionados de la marque. Un dispositif à 360° qui, sitôt la totalité des restaurants parisiens, lyonnais et bordelais rénovés, permettra à Matsuri de reprendre son développement en succursales à Paris et en franchise dans les régions. Pour un concept sans extraction et un investissement qui reste tout à fait maîtrisé, rappelle Andrien de Schompré qui compte bien essaimer dans les grandes villes françaises et pas seulement.

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Paul Fedèle Rédacteur en chef France Snacking Retrouvez Paul Fedèle sur Linkedin
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