Cala
Communauté

Cala, portrait-robot d’une restauration qui s’automatise

30 Mai 2024 - 1303 vue(s)
Après avoir peaufiné et validé leur modèle de restaurant de pâtes robotisé, en ouvrant tout récemment leur 4e unité près de la place de la Madeleine à Paris, le trio d’amis, Ylan Richard, Julien Drago et Nicolas Barboni, veut accélérer la cadence. 2 nouvelles adresses sont attendues pour l’été par les fondateurs de Cala qui ont revu l’identité de marque et la profondeur de leur assortiment d’ingrédients pour cibler plus seulement les étudiants.

8 ans après avoir imaginé leur concept de restaurant autonome de pâtes Cala, 5 ans après avoir levé d’abord 1,5 M€ puis 5,5 M€ en 2021 et ouvert 4 points de vente parisiens à Jussieu, Nation, Luxembourg tout récemment Madeleine, Ylan Richard, Julien Drago et Nicolas Barboni sont fins prêts à passer à la vitesse supérieure. « Cette courbe d’apprentissage qui était prévue dans notre business model nous a permis à la fois de fignoler notre robot, d’affiner notre offre et de démontrer la viabilité du modèle économique », explique Ylan très fier du chemin accompli avec son format de restaurant autonome capable de sortir, et de façon quasiment automatique, près de 400 portions de pâtes al dente (des penne) par heure,  d’ajouter la sauce (parmi 4 références) puis les toppings parmi 20. Et tout cela avec un minimum d’interventions humaines dans la fabrication.  

Cala

Rationaliser main d’œuvre et foncier

Lorsqu’ils se lancent en conditions réelles devant la fac de Jussieu en octobre 2020 sur moins de 30 m², les 3 compères ont déjà derrière eux près de 2 ans de R&D avec une V1 conçue dans un appartement, une V2 élaborée dans un garage et une V3 qui a peaufiné les derniers réglages au sein de l’incubateur The Family avant son lancement effectif. Depuis, le robot a encore gagné en fiabilité au fil des 3 adresses supplémentaires qui leur ont permis d’éprouver et de valider le modèle. « Avec moins de 100 K€ d’investissement, sur moins de 30 m² et presqu’exclusivement tournés vers la vente à emporter, nous avons tenu nos engagements auprès de nos investisseurs et démontré que le retour sur investissement était possible en moins de 24 mois ». Il faut dire qu’avec un robot aux alentours de 50 K€ (fabriqué « maison »), moins de 15 % de charges de personnel avec 3,5 équivalents temps plein par restaurant et des prix de vente compétitifs entre 9,5 et 13 € (avec les nouveaux produits plus premiums), Cala a fait ses preuves sur des sites qui développent entre 300 et 500 K€ de chiffre d’affaires. D’autant qu’en misant sur des recettes sur mesure (à base de combinaisons d’ingrédients locaux, sauf pour les produits italiens), sur base pâtes, salades ou trio de riz, le champ des possibles est large. Côté parcours client, il a été simplifié et entièrement digitalisé. Soit ce dernier commande depuis son mobile via l’App Cala, paye directement et enclenche la réalisation, en moins de 2 minutes, d’un bol, soit il opte pour les bornes.

"Une organisation pensée dans les moindres détails qui permet d’écraser les coûts et automatiser toutes les tâches répétitives sans valeur ajoutée et de laisser nos collaborateurs davantage au contact des clients", Ylan Richard.  

Une nouvelle image et de nouveaux produits pour viser plus large

« Avec une cible jusqu'alors surtout étudiante, nous souhaitons maintenant ouvrir notre spectre de clientèle aux jeunes actifs de 25-45 ans », précise Ylan. D’où le renforcement de l’offre,  l'ajout à la carte, de nouveaux ingrédients plus prémiums tels la crème de truffe, la bufala, le magret de canard mais surtout, la révision de l’identité de marque. Un rebranding qui passe par un nouveau logo, un nouveau slogan Sunny Food, Golden Mood, une nouvelle déco moins typée fast-food, et l’adoption de tons beiges et naturels, pimpés de jaune, corail et marron dans un esprit méditerranéen. Une refonde de marque qui passe aussi par des emplacements un peu plus grands, avec des places assises pour renforcer l’expérience client comme c’est le cas dans le tout nouveau restaurant ouvert mi-mai de Madeleine avec ses 16 places assises. Ce sera aussi le cas des prochaines ouvertures de la Boétie prévue mi-juillet et Poissonnière programmée début août sur 60 m². De nouveaux emplacements qui seront aussi dotés de fours pour cuire les futurs desserts faits maison comme les cookies ou crumbles mais aussi d’un dispositif plus musclé pour proposer des boissons chaudes et faire vivre le lieu toute la journée. Quant au plan de développement, outre les 2 unités à venir cet été aux nouvelles couleurs de Cala, les 3 amis visent 2 ou 3 autres ouvertures dans les prochains mois dont une première franchise et une accélération l'an prochain. 

Paul Fedèle Rédacteur en chef France Snacking Retrouvez Paul Fedèle sur Linkedin
Commentaires (0)
Les concepts Snacking
décrypter

Dans la même thématique