Le traiteur frais, le rayon qui valait 6 Md€ en 2024, s’emballe pour le snacking
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Le traiteur frais, le rayon qui valait 6 Md€ en 2024, s’emballe pour le snacking

8 Juillet 2024 - 901 vue(s)
Malgré l'inflation, le secteur des produits traiteur frais a démontré une résilience notable avec une croissance de 26,9 % des ventes en valeur entre 2019 et 2023 et toujours soutenue en 2024. Pour rester en phase avec les nouvelles tendances de consommation de ce secteur ultra dynamique, les ETF (Entreprises du Traiteur Frais) ont commandé deux études exclusives à Circana pour quantifier et qualifier les attentes des consommateurs sur ces produits qu’ils retrouvent en libre-service ou à la coupe. Il en ressort que le snacking dynamise l’activité et est à revaloriser ; voici la feuille de route de leur président, Frédéric Oriol, présentée lors de la conférence du 4 juillet :

« Le rayon des produits traiteur frais reste un poids lourd du frais non laitier libre-service malgré le contexte d'inflation, qui semble derrière nous, désormais. Ce secteur est grandissant et dynamique à tel point qu’il représente 8.6 % du rayon frais libre-service à lui seul. » Explique en préambule de la présentation de son étude Frédéric Nicolas, Director Shopper Insights chez Circana et de confirmer que « les ambitions du secteur pourraient évoluer en fonction du mode de gouvernance du pays suite aux élections législatives. Cette période d’incertitudes pourrait alors apporter son lot de paradoxes supplémentaires et entraîner une forme de repli sur soi, favorable à la consommation à domicile. »

Quand on évoque les produits du rayon « traiteur frais », on parle principalement de plats cuisinés, de produits snacking, de produits apéritifs, de salades traiteur, de pizzas, de tartes salées, de pâtes fraîches et traiteur de la mer comme le saumon et la truite fumés, les terrines, le surimi… Parmi les critères retenus par les consommateurs afin de caractériser cette catégorie de produits, la diversité, la fraîcheur et la praticité ressortent comme de véritables atouts pour faciliter la préparation des repas, qu’ils soient prêts à déguster ou à intégrer à des recettes.

A titre de comparaison, « ce rayon est un poids lourd des GSA et représente à lui seul 8.6 % des produits de grande consommation contre 5.8 % en charcuterie et 4.7 % pour les surgelés. En cette période de déconsommation, il progresse toujours de + 1.4 % car il est porté par la dynamique de la convenience de l’ultra frais. »  Explique en préambule Frédéric Olivier.

Des drivers de consommation qui évoluent en fonction des modes de vie des consommateurs, le homing en tête

L’étude quantitative et qualitative menée par Circana met en évidence un changement significatif dans les habitudes de consommation des Français, avec une tendance accrue à prendre les repas à domicile plutôt que de faire appel aux différents services proposés par les canaux de distribution traditionnels. Ce phénomène, amplifié par le télétravail et les contraintes économiques dues à l’inflation, offre de nouvelles opportunités pour le secteur. Les produits traiteur frais, grâce à leur praticité et leur diversité, sont bien positionnés pour répondre à cette demande croissante de solutions repas à domicile d’autant plus sur les canaux de la proxi urbaine et rurale où les espaces de dégustation se développent. Cette même étude confirme que la montée en puissance des repas pris à la maison, surtout chez les jeunes générations s’accélère, surtout à l’heure du déjeuner. Pour combattre l’offensive des agrégateurs de livraison, les distributeurs doivent développer de nouveaux services : click and collect et drive piéton, menus et combos auxquels ces consommateurs sont désormais habitués avec un mix and match sandwich/salade + dessert et/ou boisson au choix. L’émergence du phénomène "gamelle" est aussi à signaler confirme Frédéric Nicolas. Solution préférée des Français pour se restaurer le midi, l'augmentation notable des repas préparés à la maison et consommés sur le lieu de travail représente à la fois un défi et une opportunité pour le secteur. « Il y a un potentiel à exploiter en proposant des produits adaptés à cette tendance qui n’est pas seulement économique mais aussi sanitaire » explique l’expert et de poursuivre : « Les industriels pourraient gagner les faveurs des consommateurs en GSA en complétant et/ou en facilitant la préparation de ces repas avec des innovations faciles à vivre. »

Se restaurer et recevoir chez soi : le homing s’installe

N’en déplaise aux restaurateurs mais la fréquentation dans les restaurants est directement impactée par cette tendance homing qui consiste à sortir de moins en moins souvent de son foyer et de recevoir de plus en plus à la maison. L’étude quantitative et qualitative menée par Circana met en évidence un changement significatif dans les habitudes de consommation des Français, avec une tendance accrue à prendre les repas à domicile plutôt que de faire appel aux différents services proposés par les canaux de distribution traditionnels. Ce phénomène, amplifié par le télétravail et les contraintes économiques dues à l’inflation, offre de nouvelles opportunités pour le secteur. Les produits traiteur frais, grâce à leur praticité et leur diversité, sont bien positionnés pour répondre à cette demande croissante de solutions repas à domicile. D’ailleurs se sont les canaux de la proxi urbaine et rurale où les espaces de dégustation se développent qui s’en sortent le mieux par rapport aux hypers où la déconsommation s’accentue. Cette même étude confirme que la montée en puissance des repas pris à la maison, surtout chez les jeunes générations s’accélère, surtout à l’heure du déjeuner. Pour combattre l’offensive des agrégateurs de livraison, les distributeurs doivent développer de nouveaux services : click and collect et drive piéton, menus et combos auxquels ces consommateurs sont désormais habitués avec un mix and match sandwich/salade + dessert et/ou boisson au choix.  

L’émergence du phénomène "gamelle" est aussi à signaler confirme Frédéric Nicolas. Solution préférée des Français pour se restaurer le midi, l'augmentation notable des repas préparés à la maison et consommés sur le lieu de travail représente à la fois un défi et une opportunité pour le secteur. « Il y a un potentiel à exploiter en proposant des produits adaptés à cette tendance qui n’est pas seulement économique mais aussi sanitaire » explique l’expert et de poursuivre : « Les industriels pourraient gagner les faveurs des consommateurs en GSA en complétant et/ou en facilitant la préparation de ces repas avec des innovations faciles à vivre. »

 « Si les ETF veulent combattre les Deliveroo, Uber Eats et autres solutions issues du quick commerce, il faut apporter aux consommateurs des services équivalents afin de rendre ces rayons vivants et conformes à l’empreinte digitale du moment. » explique Frédéric Oriol, Président des ETF.

 

Les circuits concurrents aux GSA, évolutions des volumes : de belles performances pour le drive, les SM Frais et les Boulangeries, vs des SM Bio tout juste à l’équilibre et des plates-formes de livraison en difficultés.

17 millions de Français à la retraite non adressés par les ETF

25 % de la population française est à la retraite et il faut avouer que les offres de restauration qui leur sont proposées sont en dessous de leurs attentes. Avec un salaire moyen mensuel supérieur à 1 500 € par retraité les attentes en termes de produits sont quelques peu différentes des générations encore au travail et des plus jeunes. « Il est toujours plus amusant pour la recherche et développement et les équipes marketing de s’adresser aux jeunes générations avec des produits tendance comme le houmous, le poke bowl, des saveurs indiennes dans les sandwichs… pourtant la silver economy représente une réelle poche de croissance qui apprécie aussi la praticité, l’accessibilité et le plaisir avec des produits élaborés en fonction des âges et des conditions physiques.» justifie Frédéric Nicolas qui pointe en avant le vieillissement de la population européenne dans le futur.

Les marques nationales : une attractivité plus forte que les MDD en traiteur frais

Pour se restaurer ce midi, toutes les générations de consommateurs privilégient en priorité les marques plutôt que de les substituer aux marques distributeur, malgré un contexte économique inflationniste difficile. Les marques jouent un rôle crucial en mettant l'accent sur le plaisir gustatif et l'attrait des recettes, avec des promesses soigneusement élaborées autour des ingrédients et des bienfaits nutritionnels. Elles réassurent les consommateurs sur la qualité des ingrédients, le sourcing et le processus de fabrication, illustrant ainsi leur savoir-faire industriel. Cela crée une impression de meilleure maîtrise des ingrédients moins favorables tels que le sucre, le gras, les conservateurs et le sel. Les discounters, comme Aldi ou Lidl, ne réalisent pas de bonnes performances sur le traiteur frais : leur offre est jugée trop simple (packaging, image) et ne présente pas assez de choix pour être préférée aux autres GSA.

Proximité et gourmandise : deux attentes fortes en termes d’innovation sur la partie snacking

La tendance vers une alimentation plus végétale fait littéralement vibrer le secteur des produits traiteur frais. Les ingrédients d'origine végétale ouvrent des portes à l'innovation, répondant parfaitement aux envies des consommateurs de diversité et de fraîcheur en lui apportant un côté vivant. « Ces produits snacking plus végétaux sont vus comme synonymes de plaisir, de santé et de nouveauté » confirme Frédéric Oliver. Les grandes marques ont su surfer sur cette vague en proposant des produits qui combinent recette et bien-être ; renforçant ainsi leur image de qualité et de modernité auprès des consommateurs, elles s’engagent à le faire de manière plus poussée, en accentuant sur le co-branding avec des marques à forte valeur perçue et qui misent, justement, sur des produits diversifiés, de fraîcheur et de praticité !

Objectif snacking : redynamiser le cœur du repas

L'étude qualitative menée par Circana révèle que le snacking souffre d'un déficit d'image, perçu comme monotone avec une offre limitée, principalement composée de salades et de sandwichs. Cependant, les marques nationales de produits traiteur frais sont bien décidées à changer la donne en enrichissant leur gamme avec des produits cœur de repas. Elles visent à diversifier l’offre pour redonner du goût et de la variété à ce segment. Cette stratégie vise non seulement à séduire les consommateurs en quête de nouveautés, mais aussi à valoriser le rayon snacking en y apportant une touche de fraîcheur et de diversité. Ainsi, elles répondent aux besoins de plaisir et de menus équilibrés, redynamisant l’attrait pour le snacking en GSA et en entrant directement en concurrence avec les autres circuits : boulangeries, traiteurs,  restaurants rapides et même la gamelle… !

Les produits traiteur frais, 10 chiffres clefs à retenir en 2024

  • 37 % des Français prennent davantage de repas à la maison depuis un an
    (47 % chez les moins de 25 ans).
  • 3,7 repas sont pris sur le lieu de travail pour les actifs, en moyenne, sur 5 jours
  • 53 % des acheteurs attendent davantage de choix dans le rayon des solutions repas fraîches.
  • + 10.9 % de volumes réalisés par les supermarchés « Frais »
  • + 8.4 % pour les boulangeries
  • - 9.4 % pour la LAD (livraison à domicile)
  • La gamelle représente 50 % des repas pris au bureau
  • 53 % des consommateurs veulent plus de choix en rayon
  • 68 % attendent des produits frais « Made in France » et si possible locaux.
Pascal Perriot Web Manager Suivez Pascal Perriot sur @perriot_pascal
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