Levée de boucliers face au projet du gouvernement d’instaurer une taxe sur les produits sucrés dans le cadre du PLFSS, via un amendement adopté le 23 octobre dernier ! Vent debout contre cette mesure, la Fédération des Entrepreneurs de Boulangerie indique, dans un communiqué, que la mise en place de cette taxe affecterait fortement les boulangers, qui produisent des viennoiseries, pâtisseries et autres produits traditionnels dont le sucre est un ingrédient clé. Elle évoque même la mise en péril de produits iconiques de la gastronomie française, comme les pâtisseries et viennoiseries, en faisant peser un risque sur la pérennité de la filière. "Cette taxe risque de fragiliser l’ensemble de la profession, déjà mise sous pression par la hausse des matières premières et des coûts énergétiques", précise-t-elle. De leur côté, sept organisations représentatives de l’alimentaire — Chocolatiers Confiseurs de France, Artisan Pâtissier de France, Confédération Nationale de la Boulangerie et Boulangerie-Pâtisserie Française, Tradition Gourmande, Relais Desserts, la Confédération des Glaciers de France et Chocolatiers Engagés — fourbissent leurs armes et tiendront une conférence de presse le 30 octobre sur le sujet. Elles appellent l’État à adapter la fiscalité pour préserver l’équilibre économique des artisans et des petites entreprises. "Nous avons constaté avec stupeur, lors des débats à l’Assemblée nationale, être la cible de nouvelles taxes (taxe sur les sucres ajoutés, hausse de la TVA à 20 %), qui mettraient en péril nos activités. Ces taxes rendent la situation insurmontable pour nos entreprises, dans un contexte de hausse récente des cours du cacao et alors que nos marges n’ont cessé de s’éroder ces dernières années."
Pour les consommateurs, cette taxation pourrait se traduire par une augmentation sensible du prix des produits en boulangerie. Du côté de la FEB, on dit non à la taxation "des petits plaisirs occasionnels et de notre patrimoine gastronomique". On alerte, entre autres, sur les conséquences désastreuses d’une telle mesure tout en s'inquiétant pour le secteur de la BVP, notamment de l’impact que cette mesure pourrait avoir sur les prix de créations emblématiques telles que la viennoiserie et la pâtisserie, qui pourraient augmenter de 10 % dans un contexte d’inflation déjà élevée. La FEB craint que cela ne fragilise encore plus un secteur d’excellence qui privilégie la qualité des ingrédients, que cette taxe menace la survie d’entreprises qui font la fierté de notre pays et ne prive les Français d’un réconfort légitime et maîtrisé.
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