Les grandes tendances de la gastronomie en 2025 se déclinent en quatre axes majeurs, reflétant les nouvelles attentes des consommateurs, nous révèle le cahier Tendance Food 2025 de The Fork, réalisé avec l’agence Internationale d’innovation et de créativité NellyRodi. Tout d'abord, la quête d'expériences sociales et individuelles transforme le restaurant en un lieu d'affirmation de soi et de rencontre, avec des formats adaptés comme les comptoirs, les espaces solo ou les restaurants "kids et pets friendly". Ensuite, le bien-être et la sensorialité prennent une place centrale dans l’expérience culinaire, en intégrant la neuro-esthétique et des ingrédients aux vertus apaisantes. Par ailleurs, un retour à l’essentiel s’opère, privilégiant des produits locaux et des recettes simples mais savoureuses, réduisant ainsi le gaspillage et favorisant une alimentation plus authentique. Enfin, l’accélération des rythmes de vie pousse la restauration à innover avec des formats rapides mais raffinés, tels que les dégustations express, les revisites de classiques et l’essor de la street food haut de gamme.
Si les tendances générales redéfinissent l'expérience culinaire, certaines cuisines du monde se démarquent en 2025 et devraient influencer nos tables. Si Paris remet à l’honneur ses bistrots traditionnels dans une vague de nostalgie gastronomique, l’Italie en revanche modernise ses classiques en réinventant ses gnocchis et sauces. New York et Chicago imposent leur influence avec la montée en puissance de la street food, portée par des séries à succès comme The Bear, explique le cahier de tendance qui évoque les hot-dogs revisités, les sandwichs gourmands, la cuisine de comptoir ou encore les slices pizza pour la ville qui ne dort jamais. L’Inde s’impose avec l’essor de la cuisine ayurvédique, qui allie plaisir et bienfaits pour la santé avec les Dahls, currys légers, thés chaï, tandis que les Philippines voient exploser l’ube et le taro dans la pâtisserie et les boissons qui devraient remplacer le matcha dans les coffee-shop. De leur côté, la Géorgie et la Hongrie deviennent les nouvelles destinations vinicoles prisées grâce à leurs productions naturelles. Enfin, l’Albanie, boostée par l’essor du tourisme, révèle une cuisine mêlant influences méditerranéennes et balkaniques, attirant les curieux en quête d’authenticité.
Certaines habitudes culinaires seront reléguées au passé, précise le document. Exit les portions ridiculement petites, place à des assiettes généreuses et pensées pour satisfaire pleinement les convives. Les produits importés et hors saison perdront du terrain au profit d’une alimentation locale et plus respectueuse de l’environnement, prédit-on. L’alcool ne sera plus l’unique option lors des repas, remplacé par une large offre de boissons "no-low" et d’infusions sophistiquées. Les aliments surexploités comme l’avocat ou l’açaï devraient être délaissés en raison de leur impact écologique. De même, les restaurants proposant des menus trop longs, signes de gaspillage et de standardisation, risquent de disparaître au profit d’établissements plus spécialisés et engagés. Enfin, la pêche non durable et les espèces menacées seront, nous dit-on, définitivement bannies des assiettes, reflétant une prise de conscience collective pour préserver les ressources marines et la biodiversité.