A travers ce nouveau concept de street food, baptisé Bon Bon Bon, Bonduelle veut prouver que le légume peut être fun, généreux et surtout source de plaisir. Cette nouvelle boutique, à la fois restaurant et shop, entièrement relookée, située 51 rue Elisée Reclus, à Villeneuve d’Ascq, casse les codes avec une cuisine ouverte, des bornes de commande, une déco pop et rebelle pensée avec l’agence DD, des affiches façon street art et des chefs en t-shirt floqué "MIAM". « On voulait un lieu à notre image et à celle de notre offre qui soit colorée, accessible et qui interpelle », raconte Capucine Cronier, Business Innovation Manager chez Bonduelle qui voit dans cet endroit une démonstration physique, et dans l’assiette, de ce que le groupe promeut depuis des années : la mise en avant de la transition végétale à travers la gourmandise. Une enseigne qui multiplie par trois bon pour souligner, s’il le fallait encore, un triple engagement vers du bon pour la planète, du bon pour la santé et du bon à travers des recettes. « Le discours trop healthy, trop restrictif, ça ne fonctionne pas. Si on veut faire évoluer les habitudes, il faut séduire par le goût. » Bon Bon Bon devient ainsi un terrain d’expérimentation pour inspirer les usages du légume au quotidien, en proximité directe avec le consommateur final. « C’est un labo, un espace test, un outil pour éprouver nos recettes et nourrir nos réflexions stratégiques à l’échelle du groupe.»
"C’est une première pour nous, une brique qui manquait dans notre stratégie go-to-market" , Capucine Cronier, Business Innovation Manager chez Bonduelle.
À la carte, on retrouve tous ces partis-pris avec trois bowls et trois sandwichs, deux desserts maison, le tout imaginé dans une approche flexitarienne inclusive. 50 % des ingrédients sont issus des gammes Bonduelle et 50 % de maraîchers locaux et chacune des gammes comprend une protéine animale. « On a pensé chaque recette avec un chef, pour que ce soit fait maison, accessible au plus grand nombre mais soigné. On voulait montrer comment, avec nos produits, on pouvait vraiment cuisiner », détaille celle qui porte la casquette « prospective » du groupe. Côté bowls, on retrouve un curry de lentilles cuisiné chaque matin, servi avec boulgour, pickles de légumes et coriandre fraîche. Un autre, plus rustique, qui marie pommes de terre rôties, champignons, œuf parfait et sauce gribiche, avec topping de chou rouge croquant. Le bowl froid, très apprécié depuis l’ouverture, associe butternut rôti, quinoa, haricots blancs, crème de feta épicée, carottes râpées, chou rouge et cébette. Côté sandwichs, le grilled cheese au pain de campagne et champignons caramélisés, cheddar fondant et pickles cartonne déjà. Le bun œuf mimosa-roquette-pickles, tout en douceur, et le pita gyros au poulet mariné, sauce cacahuètes, carottes râpées et chou rouge complète l’offre. En dessert, cookie cœur caramel au beurre salé (bientôt en version haricot) et carrot cake maison font la part belle au végétal sucré. En parallèle de la restauration, la boutique déploie des vitrines en libre-service pour la VAE en proposant aussi les classiques Bonduelle et Cassegrain de la gamme Ready to Eat (salades, crudités, taboulés...), mais aussi des marques locales et des jeunes pousses engagées dans le végétal. « On a aussi pensé la consommation en mobilité avec une offre grab & go traiteur. Et sur les boissons, priorité aux canettes recyclables et aux gourdes réutilisables proposées à la vente. On reste cohérents avec notre ambition globale. »
Depuis ses premiers jours d’ouverture, Bon Bon Bon affiche une belle trajectoire avec déjà 140 clients par jour, dont 70 en restauration sur place. Le lieu se veut agile, avec un parcours simple. On entre, on commande sur borne, les cuissons et l’assemblage sont minute, puis le retrait s’opère au comptoir signalé par une grande flèche « Pick up your order » avec son ticket où figurent numéro de commande et prénom. « On espère doubler la fréquentation assise dans les semaines à venir. Ce format nous permet d’apprendre vite et bien », analyse Capucine. « On a toujours beaucoup travaillé avec les chefs à travers notre programme Greenologie à travers une démarche inspirationnelle et éducative. Là, on apporte la brique business, opérationnelle, test and learn pour mettre à l’épreuve les nouveaux produits, les nouvelles recettes. On fait un pas de plus, en parlant directement au grand public et en démontrant, preuves à l’appui, que les légumes peuvent être source de plaisir. » Si le test est concluant, Bonduelle, qui ajoute là une troisième marque à son portefeuille, envisage déjà de déployer ce format en centres urbains ou zones d’activités. Plus qu’un simple restaurant, la nouvelle marque devient un outil stratégique pour accompagner concrètement la transition alimentaire.