Alors que 51 % des consommateurs déclarent avoir moins fréquenté les restaurants assis au cours du dernier mois, contre 29 % pour la restauration rapide, la Gen Z (les jeunes nés entre la fin des années 90 et le début des années 2010), affiche une dynamique particulière. En effet, 36 % d’entre eux souhaitent augmenter leurs sorties au restaurant, contre seulement 18 % des boomers. En matière d’achats de repas, 40 % de cette GenZ privilégient les épiceries, contre 30 % des millennials et 10 % des boomers. Pour les magasins de proximité, les chiffres sont respectivement de 31 %, 11 % et 4 %.
Malgré ces changements, la fréquentation hebdomadaire reste forte près de 4 personnes sur 5 interrogées déclarant aller au restaurant au moins une fois par semaine, mais seulement 25 % envisagent d’augmenter cette fréquence. Concernant les prix, bien que la perception d’une hausse reste dominante, elle tend à diminuer ces derniers trimestres. Pour faire face à l’inflation, 48 % des consommateurs se tournent vers des restaurants moins chers, 29 % renoncent aux desserts, 24 % aux entrées et 22 % aux boissons. Nicolas Bordeaux, vice-président international Finance & Administration de RMS, souligne que, même si l’inflation semble stabilisée, les arbitrages budgétaires restent nombreux et entraînent une hybridation des modes de consommation, mêlant sorties en établissements et achats dans les commerces de proximité.
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