A Paris, le Comptoir Monin se présente moins comme un café classique que comme un laboratoire vivant, situé 5 rue du Bourg l’Abbé à Paris IIIe, l’espace ne propose pas de carte fixe ni de service à table, mais invite à explorer et déguster plus de 150 références avant d’acheter ou de s’inspirer pour son propre comptoir : citrouille vanille épicée, chocolat blanc, noisette grillée…, on compare, on échange, puis on achète ce dont on a besoin pour la maison ou pour dépanner le service. Il n’y a pas de carte “boissons” au verre comme à la Villa Monin de Bourges ouverte en 2022 et dont est originaire Monin, ni d’offre food fixe. Au contraire, on est là pour goûter, pas pour s’asseoir. Lors de l’inauguration à la Fête de la Musique, la tonalité était de démontrer son savoir-faire en continu, de participer à des dégustations guidées et d’expliquer des recettes prêtes à transposer en point de vente.
L’atelier de créations (sur une superficie de 400 m²) accueille baristas, mixologues, hôtels et coffee shops sur inscription ou sur rendez-vous uniquement. On vient avec une idée ou une carte à faire évoluer ; on travaille base, sucre, acidité et texture ; on cale les gestes, la cadence et la mise en place ; on repart avec une fiche recette réplicable, les arguments et un coût matière maîtrisé. Dès l’automne, des master classes mensuelles en petits groupes complèteront ces sessions organisées par l’équipe composée d’une 20ne de personnes directement sur place et qui accueillera des mixologues et baristas reconnus et des ambassadeurs de la marque dans le cadre d’événements privés.

Avec, par exemple, le Paragon “Mystique”, sorti en septembre. Il s’agit de 3 nouveaux cordials botaniques inspirés de la parfumerie — Labdanum, Palo Santo, Vétiver — lesquels permettent d’ajouter en quelques millilitres une vraie signature aromatique, nette et longue, sur cocktail ou sur mocktail. On ne surcharge pas, on révèle : l’accord se construit comme un parfum, à l’image du Comptoir Monin à l’inspiration très Provençale.

Pourquoi Paris ? Parce que la scène cafés & bars y est plus dense que partout ailleurs et que Monin veut raccourcir la boucle entre l'idée, le test et le déploiement afin de favoriser l’innovation. Le Comptoir ne promet pas, il fait goûter, il met au point, puis il outille. Et si le format trouve son public, rien n’empêche d’imaginer d’autres adresses demain ; pour l’heure, l’enjeu est de faire de ce pilote parisien un rendez-vous utile et régulier pour les pros et les consommateurs tous devenus fous de coffee shops… dans le monde entier !