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Le zebra-stripping, ou l'alternance de boissons avec et sans alcool, gagne du terrain chez les jeunes

25 Septembre 2025 - 1796 vue(s)
Près de sept jeunes français sur dix, entre 18 et 34 ans, pratiqueraient le « zebra-stripping », ce mode de consommation consistant à alterner entre boissons alcoolisées et sans alcool au cours des sorties. Ils y voient un moyen de concilier convivialité et modération selon les résultats d’une étude menées par CGA by NielsenIQ et le distributeur C10.

« A consommer avec modération »… Ce slogan marketing, porté au départ par les alcooliers pour contrer dans les publicités l’information sur les risques liés à la consommation de boissons alcoolisées, semble avoir été pris au pied de la lettre par les pensionnaires de la Génération Z. C’est en tout cas ce que révèlent les résultats d’une enquête nationale menée par NielsenIQ et C10 sur les habitudes de consommation de la population française en matière de boissons No/Low (sans alcool ou à faible teneur en alcool). En effet, réalisée en juillet 2025 auprès de 5 000 répondants, celle-ci met en lumière que 69 % des 18-34 ans alterneraient ainsi boissons avec et sans alcool au cours de leurs sorties.

Mocktails et bières sans alcool trouvent leur public

Cette Génération Z (18-34 ans) s'affirme donc comme un moteur de croissance pour le marché des boissons sans alcool, leur comportement illustrant une volonté de modération sans renoncer à la convivialité. Lorsque l’on s’intéresse de plus près à leurs choix de boissons, les cocktails sans alcool se placent en tête de leurs préférences (70 % déclarent en consommer), suivis de la bière sans alcool davantage plébiscitée par les hommes (+ 10 points). Outre leurs motivations prioritaires liées à la santé et au bien-être, la Génération Z valorise également l'inclusion que procurent ces boissons dites « No/Low », permettant de rester au cœur du groupe sans exclusion liée à l'alcool. Ainsi, 32 % déclarent que ces alternatives leur permettent de se sentir pleinement intégrés lors des occasions collectives (+ 10 points vs moyenne des consommateurs). « La Génération Z ne cherche pas à renoncer à la convivialité, mais à la redéfinir autour de choix plus variés, plus sains et plus inclusifs », souligne Camille Delettrez, directrice marketing et communication du réseau C10.

Une offre encore sous-représentée

La « Gen Z » se dit prête à dépenser pour ces « nouvelles boissons » : en moyenne 4,30 € pour une bière sans alcool, 5,10 € pour un spiritueux sans alcool et jusqu'à 5,40 € pour un verre de vin sans alcool. Autre enseignement fort : 88 % des consommateurs spécifient une marque lorsqu'ils commandent une boisson No/Low, preuve de l'importance du référencement et de la notoriété. D’ailleurs, si le potentiel est fort, les attentes aujourd’hui sont loin d’être comblées. Plus d'un consommateur habituel sur deux juge la qualité perçue des boissons No/Low élevée, mais regrette un manque de diversité et de visibilité de l'offre en CHR. De plus, près d'un tiers des ex-consommateurs explique avoir arrêté faute de choix suffisants ou en raison d'un rapport qualité-prix jugé insuffisant. À l'inverse, 69 % des répondants affirment qu'une meilleure visibilité sur les cartes et la possibilité de déguster les inciteraient à consommer davantage. « Les établissements qui sauront élargir leur gamme, renforcer la présence d'alternatives sur les cartes et proposer des expériences de découverte, disposeront d'un levier de différenciation majeur auprès de cette clientèle en quête d'innovation et de sens », conclut donc Camille Delettrez de C10.

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