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Les Français adeptes du “hors repas”  avec un snacking qui devient une habitude bien ancrée

25 Septembre 2025 - 3046 vue(s)
Près de 9 adultes sur 10 et plus de 8 enfants sur 10 consomment en dehors des repas principaux. L’étude Mondelez 2024 qui vient d’être publiée, révèle des pratiques désormais ritualisées, influencées par le plaisir, la faim… mais aussi par la précarité alimentaire.

Le snacking n’est plus une exception ! Pour preuve  89 % des adultes et 84 % des enfants déclarent manger ou boire hors repas, apprend-t-on de l’étude sur les prises alimentaires hors repas des Français en 2024 pour les adultes et les enfants, publié par l’Observatoire des Habitudes Alimentaires Hors Repas de Mondelez. Chez les enfants, le goûter domine largement (68 %), souvent pris à la maison (77 %) et avec un adulte (79 %). Les adultes, eux, plébiscitent trois moments clés : la matinée (39 %), le goûter (48 %) et l’apéritif (39 %). Ces prises alimentaires ne sont pas anarchiques : 69 % des adultes les anticipent et plus de la moitié les partagent assis, en compagnie. Le plaisir (55 %), la faim (40 %) et la convivialité (38 %) figurent parmi les principales motivations, confirmant que le “snacking à la française” est désormais ritualisé et source de satisfaction pour 93 % des adultes.

Un impact de l’inflation et de l’insécurité alimentaire

Mais derrière cette apparente gourmandise se cache une autre réalité car plus d’1 Français sur 3 est concerné par l’insécurité alimentaire. Chez ces publics, le hors repas prend parfois la place des repas principaux.  35 % déclarent substituer un déjeuner et 31 % un dîner. Les motivations deviennent alors davantage émotionnelles avec 34 % des Français qui disent que c’est pour décompresser, 20 % pour tromper l’ennui ou encore 18 % contrer le stress.  Ces consommateurs culpabilisent davantage (37 % en insécurité sévère, contre 15 % en sécurité alimentaire) et tirent moins de plaisir de ces moments (46 % contre 61 %). L’inflation pèse aussi.  32 % ont réduit leur consommation de biscuits sucrés et gâteaux, 28 % de chips et biscuits salés, 26 % de boissons sucrées pour raisons économiques.

Des exigences fortes, adultes comme parents

Malgré ce contexte, les critères d’achat restent élevés. 98 % des Français privilégient le bon goût, 96 % un prix compétitif, 93 % la confiance en la marque et 89 % l’origine locale. Si  82 % d’entre eux déclarent être capables de s’arrêter de manger lorsqu’ils n’ont plus faim (+ 10 pts vs 2022), et 8 % affirment anticiper leurs prises alimentaires, 93  % des consommations hors repas sont source de satisfaction puisque seulement 21 % culpabilisent. Pour les enfants, les parents se montrent encore plus exigeants notamment sur  la qualité nutritionnelle (84 %), la portion individuelle (84 %) et la composition courte (93 %). Des points qui guident leur choix. Côté produits, les biscuits, fruits et produits laitiers dominent chez les plus jeunes, tandis que les adultes alternent entre boissons chaudes, viennoiseries, fruits, mais aussi chips (58 %) et charcuterie (29 %) à l’apéritif. Résultat : loin d’être un simple “grignotage”, le snacking est devenu un marqueur social et générationnel, révélateur des tensions entre plaisir, contrainte économique et quête de convivialité.

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