Du champ à l’assiette, les acteurs de la restauration hors domicile s’unissent pour affirmer leur rôle essentiel dans la vie quotidienne des Français. Réunissant l’Umih, le GHR, le Snarr, Restau’Co, le SNRC mais aussi l’Ania, la FNSEA, La Coopération Agricole, GECO Food Service et les Grossistes Alimentaires de France, le nouveau collectif « Filière RestaurationS » entend mettre en avant ses spécificités et ses besoins. Mais surtout jouer du poids de son activité. Chaque jour, ce sont en effet, selon les données Gira by Circana Food Service, 20,27 millions de repas qui sont servis hors domicile en France, soit plus de 7,4 milliards de repas par an pour un chiffre d’affaires de 84,8 milliards d’euros. Derrière cette diversité qui coiffe les restaurations (commerciale, collective, rapide ou thématique), se cache un maillage de 286 000 établissements sur tout le territoire. Une force économique, sociale et culturelle qui irrigue l’agriculture, l’agroalimentaire et contribue à la souveraineté alimentaire et que la Filière RestaurationS entend bien mettre en avant.

Ses priorités, précise la nouvelle organisation dans un communiqué, c’est d’être reconnue comme une filière à part entière, de défendre la stabilité réglementaire et fiscale, de sécuriser les approvisionnements et valoriser les métiers pour répondre aux tensions de recrutement. Pour Esther Kalonji, déléguée générale du Snarr, « c’est la première fois que l'on se réunit à si large échelle. On souhaite, à travers ce collectif, transmettre aux pouvoirs publics le message de notre poids, en termes d’activité et d’empreinte sociale. En opérant par filière, on démontre que la restauration, dans toute sa diversité, est un dialogue qui respecte les particularités de chacun. Et nous affirmons aussi que toutes les restaurations, dont la restauration rapide, sont pleinement des acteurs des transitions attendues par notre société. »
La suite de cet article est réservée à nos abonnés.