Je rentre dans une brasserie pour finir mon repas, pris ailleurs, avec un dessert et un thé.
— « Qu’est-ce que vous avez comme pâtisserie ? » demandais-je en commandant mon thé.
— « Il ne reste plus que des croissants ! » répond le serveur.
Je fronce les sourcils. Dix secondes plus tard, le garçon revient :
— « Sinon il y a des desserts comme le tiramisù, la tarte tatin, la tarte aux fraises… »
Moment de perplexité : la pâtisserie ne serait plus un dessert ? Les croissants seraient-ils devenus des pâtisseries ?
Ce type de situation révèle un problème de communication interne et de formation au service.
Le vocabulaire employé par le personnel doit correspondre à celui du client et de la carte. Confondre croissant et dessert, ou “pâtisserie” et “dessert”, crée une incompréhension qui semble triviale mais altère l’expérience client.
Le client ne cherche pas la complexité, il cherche de la clarté et de la cohérence. Chaque hésitation ou maladresse en salle se transforme en petite frustration cumulée.
Une offre ne sert à rien si le client ne la voit pas, même si elle est excellente. Il est donc essentiel de mettre en avant les produits via des chevalets, menus à table ou visuels en vitrine. Cela attire l’attention, incite à la découverte et valorise le travail de l’établissement. En parallèle, le personnel doit être informé et capable de parler de l’offre : même le meilleur affichage ne remplacera jamais un serveur qui connaît et recommande avec conviction. Cette combinaison de visibilité et de compétence transforme une simple carte en un véritable outil de vente et de satisfaction client.
Dans ce cas précis, il n’est pas nécessaire de réinventer la pâtisserie… mais il faut que le service reste intelligible.
ainsi que les 6 autres
Petit matin, j'entre dans une brasserie pour un petit-déjeuner.
— « Un thé et un croissant, s’il vous plaît », dis-je, ne voyant pas d’offre particulière.
Tout semble simple. Mais en allant payer, je remarque un petit chevalet à la caisse : un petit-déjeuner complet, continental ou anglo-saxon, avec boissons gourmandes type latté ou cappuccino.
Je dis à la personne qui encaisse :
— « Ah, dommage, je ne l’avais pas vu… »
— « Désolé monsieur, je ne savais pas qu’il y avait une carte petit-déj ! »
Je repars un peu interloqué : l’offre existe… mais le service, lui, l’ignore.
Cette anecdote illustre un problème classique dans la restauration : le manque de formation du personnel sur les offres en place. Une carte, un menu ou une promotion qui ne sont pas connus de l’équipe revient à ne pas exister aux yeux du client.
Dans ce cas précis, l’établissement perd une opportunité simple de vendre un produit plus complet et de créer une expérience client satisfaisante. De plus, une offre ne sert à rien si le client ne la voit pas. Il est donc essentiel de mettre en avant les produits via des chevalets, menus à table ou visuels en vitrine pour que le client découvre l’offre sans dépendre uniquement du personnel.
La cohérence entre le produit et le service est essentielle. Il suffit parfois d’un petit briefing quotidien, d’une réunion rapide ou d’un visuel clair pour que toute l’équipe connaisse les offres du moment. Un client bien informé et bien conseillé commande davantage… et surtout, il repart avec une image positive du lieu.
Le petit-déjeuner peut être complet, mais il restera incomplet si celui qui le sert l’ignore.