Moins de points de vente mais plus de personnalité, Pomme de Pain veut troquer son image de chaîne de sandwichs « à l’ancienne » pour devenir une marque dans l’air du temps mais aussi un lieu de destination pour la GenZ et la génération Alpha. En trois ans, l'enseigne est passé de 150 points de vente à 50, dont 12 à l’international (au Maroc), avec une restructuration lourde des succursales et des fermetures ciblées. Aujourd’hui, elle se revendique "à taille de start-up", avec un chiffre d’affaires visé autour de 30 M€ en 2025 et une croissance de 5 % à périmètre comparable malgré un marché chahuté. Nicolas Papageorgopoulos qui pilote désormais le produit en direct, s’appuie sur une équipe resserrée pour réinventer la marque. Depuis le rachat, Pomme de Pain a repris son indépendance IT après des années dans le giron d’InVivo, revu son territoire graphique, son branding, ses process opérationnels et lancé un nouveau parcours client avec des bornes et un programme de fidélité digitalisé, déjà fort de 35 000 inscrits en à peine un mois et demi. Une remise en route de la chaîne en préparation d'une levée de fonds qui doit permettre d’accélérer un déploiement très orienté franchise, avec une dizaine d’ouvertures déjà signées dont une qui ouvre dans quelques jours dans le centre commercial Créteil Soleil, en lieu et place du Pret A Manger, aux couleurs du nouveau concept.
Le vrai tournant se joue toutefois dans l’ "assiette". Historiquement centrée sur le sandwich baguette assemblé et réchauffé minute qui représente encore environ 60 % de l’offre, Pomme de Pain prévoit de ramener cette part à 30 % à horizon deux ans. À la place, des familles de produits plus généreuses, plus chaudes et des textures de pains plus molles plus en phase avec les usages et les attentes des jeunes générations. En témoigne, le nombre de références de sandwichs « baguette » passé de 18 à 11 références et le lancement des D’wiches, des sandwichs plus gourmands, déclinés en version pain carré grainé ou galette, type wrap, proposés entre 7,90 € et 10 € (pour la version boeuf).

Par ailleurs, la marque travaille actuellement sur une nouvelle gamme de plats chauds notamment autour du riz et du poulet pané, façon crousty, pour s’inscrire dans l’ère du temps avec des recettes croustillantes "mais toujours assemblées sur place pour préserver la qualité perçue", précise Nicolas Papageorgopoulos pour qui, l’objectif est clairement de rester fidèle à l’ADN « fait à la demande » et de capitaliser sur des ingrédients majoritairement français tout en proposant des recettes capables de parler à la Gen Z et aux ados d’aujourd’hui. De lieu de passage, Pomme de Pain veut progressivement devenir une destination à travers un concept réplicable (au ROI à trois ans) et une marque modernisée pour séduire tant les clients que les futurs investisseurs.
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