
Je passe devant un restaurant et je lis sur l’ardoise :
*"Recherche cuisiniers et serveurs
Un humour noir qui fait sourire… mais qui pose question. En pleine pénurie de personnel, attirer l’attention, oui. Mais à quel prix ?
L’humour peut être un vrai atout dans le recrutement : il humanise l’entreprise, attire l’œil et peut renforcer la marque employeur.
Mais mal utilisé, il peut :
L’équilibre est donc essentiel : être original sans dévaloriser le poste ni les futurs collaborateurs.
Le conseil pro
Clin d’œil final
L’humour est un aimant… à condition de ne pas effrayer ceux qu’on veut attirer.

Un ami me raconte son week-end :
Vendredi soir, il teste un “burger mystère” dans un fast-food, concept qui l’amuse.
Le lendemain, il dîne dans un bistronomique où le chef propose un menu “carte blanche”. Là, ce n’est plus un jeu : c’est de la confiance, presque un acte de foi.
Même promesse apparente (la surprise !) mais deux logiques qui n’ont rien à voir.
Dans le fast-food, le burger mystère sert à créer du trafic et du buzz dans un univers déjà codifié. L’expérience reste cadrée : le client sait que ce sera “safe”, bon marché, facile à partager sur les réseaux.
Dans la restauration traditionnelle, la carte blanche sert à valoriser le chef, son produit et sa saisonnalité. L’enjeu n’est plus marketing mais gastronomique : chaque plat doit convaincre.
Autrement dit : on utilise le même mot « surprise » mais on ne s’adresse ni au même client, ni aux mêmes attentes.
Avant de lancer une offre “surprise”, il faut se poser une question simple :
Quelle émotion voulons-nous provoquer ?
Une surprise réussie n’est jamais une improvisation : c’est une mise en scène adaptée à son contexte, à son public et à sa promesse.
Dans la restauration, surprendre le client n’est pas difficile.
Le surprendre juste comme il faut, c’est là que commence le métier.