Plus qu’une boulangerie, Maison Bécam signe ici, dans son fief, boulevard du Doyenné, une destination. Un lieu dernière génération où l’on peut, selon l’heure et l’envie, déjeuner, travailler, bruncher, se retrouver… et revenir, chaque jour, pour vivre une expérience différente. Vingt ans après l’ouverture de sa première boulangerie rue Saint-Julien à Angers, Nicolas Bécam et son épouse, Cécile, franchissent une nouvelle étape avec ce site XXL de 600 m², inauguré le 29 janvier dans une ambiance survoltée. Ouverte 7 jours sur 7 de 6 h 30 à 20 h à partir du samedi 31 janvier, cette 34e implantation du réseau, forte de 20 collaborateurs, concentre l’ensemble des savoir-faire et des métiers du groupe. La boulangerie-viennoiserie est bien sûr centrale, moteur artisanal de la machine Maison Bécam mais aux côtés de la pâtisserie. Dorénavant de manière plus marquée encore, on retrouve le snacking, la restauration ou encore le coffee shop qui font une poussée remarquable. « C’est une étape pour nous, ça couronne 21 ans de travail et de soucis du détail au quotidien », confie le bouillonnant entrepreneur qui a mûri ce projet pendant 18 mois avec toute son équipe. Avec un objectif de 2 M€ de CA dès la première année, ce flagship assume pleinement son rôle de locomotive dans un réseau qui affiche aujourd’hui 36 M€ de CA pour 34 unités dont 19 franchises et vise 54 M€ d’activité en 2026.
Dès l’entrée, le décor plonge le client dans l’univers Maison Bécam. Dehors déjà, avec la façade en tuffeau, les parements travaillés ou encore, en grosses lettres sur le haut du bâtiment, les différents métiers inscrits en grosses lettres. Il y a bien sûr les mots Boulangerie et Pâtisserie mais aussi, maintenant, Restaurant, Coffee shop et Brunch. Puis, à l’intérieur, les codes graphiques bleus, la référence au Choc'o Roy, à l'histoire de la maison jusqu'aux armoiries remasterisées, guident la décoration et l’agencement qui ont connu un vrai lifting jusqu'aux moindres détails. A l'exemple du papier peint, façon tâpisserie ou toile de Jouy qui fourmille de références à l'histoire et aux métiers de l'entreprise. Le lieu se structure comme une véritable maison composée de cinq univers distincts : la salle moderne, le petit salon, le jardin d'intérieur, la cuisine ou encore la salle à manger. Auxquels s’ajoute la terrasse pour les beaux jours ! Banquettes en velours bleu, fauteuils bas, tables en chêne, chaises dépareillées, verrière à volutes, carrelages en pose droite ou bâton rompu pour varier les dessins sur le sol, chaque espace possède sa propre identité dans une harmonie maîtrisée. « Cette diversité de ces espaces permettra au lieu de se renouveler en permanence. Voire même de modifier un seul espace, si la mode vient à imposer d'autres codes », explique le dirigeant qui a même réfléchi à la signature sonore avec une programmation qui change selon le moment. Un jour, on déjeune avec un sandwich dans la salle moderne, le lendemain on savoure un burger en terrasse, puis un plat cuisiné dans la salle à manger, une pizza dans l’espace cuisine ou on sirote un matcha latte dans le jardin intérieur.
Le parcours client a donc été conçu comme une promenade gourmande, où chaque visite peut offrir une expérience différente. C'est le sens du storytelling ! Face à l'entrée, un comptoir de 15 mètres de long sert de colonne vertébrale à l'espace principal et rend l’offre immédiatement lisible. A commencer par les pizzas, puis les sandwichs, les plats chauds, les pains, les viennoiseries, les pâtisseries ou encore les vitrines froides en libre-service pour la boisson. Derrière, le fournil ouvert et les 200 m² de laboratoire de production assurent une transparence totale sur la fabrication. Tout est pensé pour accompagner les usages tout au long de la journée depuis le petit-déjeuner dès 6 h 30, à l’encas du matin, au déjeuner rapide ou assis, à la pause goûter, au salon de thé, voire au dîner à emporter, avec le brunch le week-end. Parmi les espaces d’accueil, prévus pour absorber les flux sans saturation, les deux salles du fond, la cuisine et la salle à manger, sont privatisables pour accueillir des réunions professionnelles et événements. Une manière de renforcer la dimension de tiers-lieu et de trouver un levier additionnel d’activité. « Je compte bien y recevoir, notamment des réunions BNI (NDLR : Business Network International - Business par recommandation) qui cherchent de tels espaces, partout en France », précise Nicolas Bécam.
Ce flagship marque aussi un tournant dans l’offre Maison Bécam avec une restauration boulangère aujourd’hui pleinement assumée. Introduite en 2025, l’activité pizza est aujourd’hui structurée autour de fours dédiés et de formations spécifiques de boulangers polyvalents pour produire quotidiennement des pizzas maison de 28 à 30 cm proposées entre 9,90 € et 12,50 € et des parts à 4 €, devenues un moteur de trafic. Autre innovation clé, une gamme de plats chauds développée avec le chef Pascal Favre d’Anne, servis minute en cocottes ou poêlons, entre 10 et 12 €, avec un véritable plat du jour renouvelé quotidiennement, tel un semainier. « C’est un moyen de donner encore davantage rendez-vous tous les jours à nos clients ». Le coffee shop a également été renforcé autour de la machine à café traditionnelle et de boissons signatures comme le matcha latte ou le chaï latte qui sont venus muscler l’offre. Le week-end, la carte s’enrichit également d’un brunch servi à l’assiette dès 15,20 €, combinant boissons chaudes et froides (jus pressés), mini-viennoiseries (ou chouquettes), pain et plat salé. Depuis deux ans, l’offre s’est, par ailleurs, végétalisée et intègre du poulet halal, afin de toucher un public plus large.
Nicolas Bécam (à droite) avec son épouse Cécile et ses associés pour cette boulangerie XXL dont Baptiste Debryne (qui tient la boîte à Choc'o Roy).
Derrière l’expérience client, se cache un pilotage économique pointu. Ce nouveau site représente un investissement de 1,15 M€, porté par cinq associés dont les Bécam en minoritaire, aux côtés notamment de Baptise Debryne. « Je suis un acharné des marges, du capex et de la masse salariale », revendique Nicolas Bécam. « Les indicateurs sont clairs et les méthodes maison cadrées avec un capex plafonné à 70 % du CA visé, une marge brute cible de 67 % et une masse salariale autour de 28 % avec un objectif minimum d’1 M€ de chiffre d’affaires par point de vente». Pour ce format 600 m², 2 M€ sont visés dès la première année, puis 2,5 M€ à terme. « Le mix produit de notre business model participe à cet équilibre avec 20 % de boulangerie, 20 % de pâtisserie, 20 % de viennoiserie, 30 % de snacking, 10 % de boissons», ajoute Nicolas pour qui il est indispensable de chercher à s’améliorer tous les jours. D’où une « bible » de 270 pages, mise en place à destination des futurs candidats à la franchise, qui formalise autant les process que les standards du réseau.
Avec ses 34 points de vente, dont 20 franchisés et 14 succursales, Maison Bécam poursuit une croissance soutenue, à raison d’une ouverture par mois, huit étant déjà signées jusqu’à fin juin. Pour structurer son développement, l’enseigne s’appuie désormais sur trois formats complémentaires. Il y a, bien sûr, le 300 m², le modèle classique pour les implantations périurbaines, le 600 m² pour les zones stratégiques en périphérie d'agglomérations et le 150 m² pour Bécam Café, en centre-ville et en travel retail, avec un premier site qui verra prochainement une boulangerie traditionnelle appelée à basculer dans ce nouveau modèle. « Tout ce que l'on fait est du premium accessible », résume le maître des lieux. Produits faits maison, fournil ouvert, qualité constante et prix maîtrisés constituent le socle du modèle. « Mais la singularité de l’enseigne repose aussi sur une culture d’entreprise forte, fondée sur l’esprit de famille, la transparence et la fierté d’appartenance qui irrigue l’ensemble de l’écosystème, des collaborateurs aux franchisés, jusqu’aux fournisseurs ». Avec ce flagship XXL, Maison Bécam ne se contente pas d’ouvrir un nouveau point de vente, elle installe les codes d'une boulangerie devenue lieu de vie hybride qui sait marier les métiers historiques de l'artisanat avec de nouvelles activités dont le snacking et le coffee shop.
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