
Un restaurant teste un humour « borderline » pour la Saint Valentin. Les réactions sont variées, parfois surprises, souvent positives. Une preuve que ce type d’humour peut fonctionner… si on le maîtrise.
L’humour borderline flirte avec les limites de ce qui est socialement acceptable. Il joue avec les tabous, les stéréotypes, l’irrévérence ou encore la transgression.
L’humour borderline fonctionne quand il respecte quelques règles :
• Connaître son audience,
• Privilégier l’autodérision plutôt que de se moquer des autres,
• Être subtil.
S’il peut créer de la complicité et de l’attention, il demande une bonne dose de précaution. Il devient risqué :
• Sur les réseaux sociaux où le second degré peut disparaître,
• En entreprise ou avec des clients inconnus,
• Sur des sujets sensibles.
Pour utiliser l’humour borderline avec succès, il faut d’abord réfléchir à la façon dont il sera perçu. Privilégiez l’autodérision ou un humour lié au produit, plutôt que de viser quelqu’un d’autre, et assurez-vous que le second degré soit évident, une blague qui doit être expliquée a perdu son effet. Testez vos idées en interne pour anticiper les réactions et identifier les zones sensibles. Enfin, intégrez l’humour dans l’expérience du produit : il doit renforcer le plaisir et la personnalité du produit, sans choquer ni déstabiliser le client négativement.
L’humour borderline attire l’attention… à condition de rester sur la ligne.

Autrefois, les restaurants présentaient fièrement des chariots de fromages à la fin du repas. Aujourd’hui, ils ont presque disparu. Pourtant, dans les rares établissements qui les proposent encore, ils se vendent. Comme quoi, on vend ce que l’on montre… et on achète ce que l’on voit.
Le fromage recule sur les cartes pour plusieurs raisons :
• Les repas se raccourcissent et deviennent plus rapides
• Il peut être perçu comme « lourd »
Pour autant, la consommation globale de fromage en France reste stable : le phénomène est surtout lié à la restauration. Si terminer par une note sucrée correspond à plus d’un client sur 2, le fromage ne pèserait, selon nos estimations, qu’un client sur 10 dans la restauration traditionnelle avec service à table. Les établissements traditionnels et gastronomiques continuent de le proposer, et le plateau de fromages reste un moment apprécié par une partie de la clientèle.
Le fromage peut devenir un levier stratégique dans l’expérience client. Même dans un menu plus court, un plateau bien choisi et mis en valeur valorise l’offre, prolonge le repas et renforce la perception de qualité de l’établissement. Sélectionner des produits de caractère, mettre en avant leur origine et leur saisonnalité crée de la valeur perçue et différencie votre restaurant. Au-delà du plaisir gustatif, c’est un outil pour fidéliser la clientèle, stimuler les ventes additionnelles et renforcer l’image de marque.
Clin d’œil final
Le fromage a peut-être disparu des cartes… mais il reste un atout pour ceux qui savent le mettre en avant.