Créée en 2012 et indexée sur l’inflation, la taxe sur les boissons sucrées a généré 468 M€ de recettes en 2024. Avec la réforme entrée en vigueur le 1er mars 2025, le SBSA estime que la contribution versée par les entreprises du secteur devrait augmenter d’environ 80 % en 2025 par rapport à 2024. Pour la fédération, l’effet attendu sur la consommation de sucre reste limité, les boissons sucrées ne représentant que 8 % des apports en sucres des Français. La consommation nationale de boissons rafraîchissantes sans alcool demeure, par ailleurs, relativement faible avec 59 litres par habitant et par an, contre 98 litres en moyenne en Europe, soit l’avant-dernier niveau du continent. En revanche, l’impact économique se fait déjà sentir sur le pouvoir d'achat des consommateur puisque selon Nielsen, le prix des boissons sucrées aurait augmenté d’environ 10 % en un an, tandis que le secteur s’inquiète d’une hausse des importations de produits fabriqués à l’étranger et appelle les pouvoirs publics à une vigilance accrue face aux risques de fraude fiscale et de concurrence déloyale.
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