Même dans un contexte économique national et international peu favorable, le secteur de la franchise affiche encore une belle santé selon les chiffres partagés par la Fédération Française de la Franchise et sa directrice Véronique Discours-Buhot. Il continue ainsi de progresser en chiffre d’affaires pour atteindre sur l’année 2025 pas moins de 93,71 Mds€ en hausse de 4,9 % par rapport à l’année précédente, soit près du double de la croissance nationale (+ 2,5 %). La croissance de 2,9 % du nombre de points de vente n’y est pas étrangère, culminant à près de 93 400 unités. En comparaison, ce chiffre était de 33 000 en 1990 et même encore seulement de 78 000 en 2020, preuve de l’engouement. Seul le nombre de réseaux recensés par la FFF accuse une baisse (de - 2,5 %) entre 2024 et 2025 : passé de 2 089 à 2 035, il retombe ainsi au niveau atteint en 2023.
Dans cet environnement, la restauration rapide pèse lourd, figurant à la 2e place des secteurs en termes de chiffre d’affaires (11,36 Mds €), derrière l’alimentaire (31,66 Mds€) qui intègre notamment tout le secteur de la boulangerie en réseau fort dynamique. 3e contributeur à la progression globale de la franchise à + 9,3 % en CA, les réseaux de restauration rapide ont musclé leur parc d’établissement, l’an dernier, avec 9 430 restaurants franchisés recensés (+ 5,3 %) sur le territoire. Là-aussi, c’est le nombre d’enseignes qui régresse légèrement de 1,3 % avec 298 réseaux enregistrés à fin 2025, soit quand même le 2e secteur le plus représenté derrière l’équipement de la personne. « Le secteur de la restauration rapide en franchise a beaucoup cru ces dernières années, avec beaucoup de jeunes réseaux sur des thématiques tendance. Nous avons peut-être atteint un plateau cette année, même si les réseaux en place ont, eux ,poursuivi leur développement avec l’ouverture de nouveaux restaurants », détaille Véronique Discours Buhot. Le salon Franchise Expo Paris, qui ouvre ce samedi 14 mars à Paris - Porte de Versailles, sera d’ailleurs une nouvelle fois le reflet de ce dynamisme alors que le snacking et la boulangerie pèseront à eux-seuls plus de la moitié du nouveau pôle Food & Beverage du salon.
Il faut dire que la franchise bénéficie actuellement d’une très belle attractivité auprès des entrepreneurs en herbe français selon les chiffres de la 22e enquête annuelle de la franchise BPCE/FFF qui vient de paraître. Parmi les Français envisageant de se lancer, plus de la moitié (51%) déclarent qu’ils pourraient le faire en franchise. Cette appétence est encore plus marquée chez les 18-24 ans, dont près de deux tiers (65 %) envisagent ce modèle. Si la franchise séduit autant, c’est avant tout en raison de l’environnement sécurisant qu’elle propose aux futurs entrepreneurs qui mettent en avant d’abord l’accompagnement et les moyens mis à disposition pour développer leur activité (52 %, + 3 points en 1 an), devant la notoriété de la marque (48 %) et la capacité à limiter les risques financiers (42 %). La perspective d’une meilleure rentabilité demeure également un élément structurant, citée par près d’un tiers des futurs créateurs (31%). Pour un quart des futurs créateurs, elle représente une opportunité de redonner du sens à leur vie professionnelle (26 %), en offrant davantage de liberté, d’autonomie ou de maîtrise du lieu de vie. Elle constitue également, pour 24 %, un levier facilitant un changement de carrière. Enfin et surtout, plus d’un tiers des franchisés installés interrogés pour l’enquête déclarent qu’ils n’auraient pas créé leur entreprise sans ce modèle (35 %), confirmant ainsi son rôle de levier d’activation de l’entrepreneuriat.