Dans un contexte économique compliqué, avec des Français frileux dans leur consommation alimentaire, la très bonne santé du circuit de la proximité, que cela soit pour une consommation chez soi ou hors domicile, témoigne d’une évolution très forte des façons de faire ses courses ou de se restaurer. En 2025, c’est près de 17,5 % du trafic en GMS qui est réalisé par ce circuit, soit + 0,6 point vs l’an dernier et + 1,6 point vs 2023. Et tout amène à penser que ce chiffre continuera de progresser en 2026, tant les ambitions des distributeurs sont fortes sur ce circuit : + 50 magasins de proximité pour E.Leclerc en 2026, + 50 magasins de proximité pour Intermarché sur le premier semestre 2026 ou encore + 200 magasins de proximité pour U d’ici 2030. Tout le monde veut participer à cette croissance. Celle-ci est d’autant plus intéressante qu’elle s’appuie à la fois sur du recrutement (71,3 % des Français la fréquentent, soit + 1,4 point vs l’an dernier) et sur de la fidélisation (+ 1 point de fidélité en deux ans). Si l’agglomération parisienne reste le principal moteur, cette dynamique existe également dans les villes de taille moyenne.
Le cœur de clientèle de la proximité reste très ciblé : des foyers assez aisés et des foyers de 50-64 ans sans enfant. Mais le virage fort pris par le circuit sur la restauration rebat certaines cartes avec l’attrait d’une clientèle plus jeune, active et très urbaine. Ce virage est une opportunité de croissance exceptionnelle pour le circuit, qui se targue aujourd’hui d’une croissance forte sur la consommation hors domicile (+ 5,7 % de fréquentation en 2025 vs 2024), concurrençant grandement les points de vente de restauration rapide. Aujourd’hui, la PDM valeur du circuit sur les produits de traiteur LS est ainsi deux points supérieure à sa PDM PGC-FLS. Parmi les principales catégories consommées hors domicile, on retrouve les sandwichs froids, les salades ou encore les eaux plates nature. Mais au-delà des pauses déjeuner, le circuit a une carte à jouer également sur des moments de snacking, sa diversité d’offres lui permettant de jouer sur plusieurs tableaux.
La force de ce circuit : une réponse aux attentes d’accessibilité prix et de praticité demandées par les shoppers. Les années à venir s’annoncent radieuses pour ce circuit, même si celui-ci doit encore travailler certaines faiblesses, notamment sur les dimensions expérience et plaisir. Il doit également répondre aux attentes des très jeunes générations adeptes de modes de consommation spécifiques et qui ont des envies claires : des produits innovants, des recettes à fortes sensations gustatives (épicé, croustillant…) ou encore la possibilité de personnaliser sa commande. Autant d’axes de travail pertinents à développer pour le retail… et de facteurs de différenciation à pousser pour ses concurrents !
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