Ma priorité sera de poursuivre la transformation du GECO pour qu'il soit plus que jamais un partenaire stratégique de ses adhérents. Nous traversons une période de profondes mutations avec des comportements des consommateurs qui évoluent rapidement, des frontières entre le retail et le food service qui s'estompent, des modèles économiques qui se transforment et des contraintes réglementaires qui se multiplient. Dans ce contexte, les industriels ont besoin d'un collectif capable d'anticiper ces mutations, de les décrypter et de faire entendre la voix de la filière. Nous voulons renforcer ce rôle d'éclaireur, mais aussi développer davantage notre capacité à fédérer les différents acteurs du food service et à construire des réponses collectives. C'est dans cet esprit que nous définirons, avec le Comex, les grandes orientations de notre feuille de route lors d'un séminaire stratégique organisé en septembre.
Elles restent le socle de notre action. Les études et la veille réglementaire sont d'ailleurs les deux services les plus attendus par nos adhérents. Notre rôle est d'apporter une information fiable, directement exploitable et adaptée à un marché où les données sont encore relativement rares. Cela passe par nos études, nos formations, nos cinq commissions thématiques, mais aussi par un important travail de décryptage des évolutions réglementaires afin de faire gagner du temps à nos adhérents, notamment les PME qui ne disposent pas toujours de ressources dédiées. Nous souhaitons également aller plus loin dans la compréhension des usages. C'est tout le sens de notre prochaine grande étude, qui sera présentée en septembre et portera sur le comportement du mangeur. Avant de parler produits, circuits ou innovations, il est essentiel de comprendre celui qui se trouve au bout de la chaîne de valeur, j’entends par là, le consommateur.
Parce que le food service reste encore insuffisamment compris. Trop souvent, il est regardé comme une simple extension du retail alors que ses mécanismes sont très différents. Nos entreprises travaillent en filière avec les producteurs, les distributeurs, les restaurateurs et les opérateurs. Elles construisent des offres en partenariat avec leurs clients et répondent à des contraintes spécifiques. Nous devons donc poursuivre un important travail de pédagogie auprès des pouvoirs publics, mais aussi de l'ensemble de nos partenaires. Les débats récents autour de la REP en sont une bonne illustration. Les industriels ne contestent pas les évolutions réglementaires mais ils demandent simplement qu'elles soient applicables dans des conditions réalistes. Notre rôle est de faire entendre cette voix collective et de défendre les intérêts de toute une filière, en travaillant autant avec l'amont agricole qu'avec les organisations de distributeurs ou les opérateurs de restauration.
Probablement. J'ai eu la chance d'accompagner pratiquement toutes les familles de clients du food service, aussi bien en restauration commerciale qu'en restauration collective, en France comme en Europe. J'ai également une formation marketing, ce qui m'a appris à toujours partir des attentes du consommateur final avant de construire une offre. Cette vision globale me sera utile pour continuer à développer les services du GECO. Je souhaite également ouvrir davantage l'association vers l'Europe. Nous travaillons notamment sur la création d'un Club Europe destiné à accompagner les entreprises françaises dans leur développement international, mais aussi à partager davantage de connaissances sur les différents marchés européens. Chaque pays possède ses spécificités et nous avons beaucoup à apprendre de ces expériences.
Avant tout, il y a l’étape importante du Comex en septembre, lors duquel nous nous réunirons en séminaire stratégique afin de définir collectivement les grandes orientations des trois prochaines années. C'est un moment clé, car le GECO fonctionne comme un collectif. Il ne s'agit pas d'imposer une vision personnelle mais de construire une feuille de route qui réponde réellement aux attentes de nos adhérents et aux mutations du marché. Ensuite, le premier indicateur sera naturellement leur engagement. Bien sûr, nous souhaitons poursuivre le développement du GECO, mais l'objectif n'est pas uniquement d'accueillir de nouvelles entreprises. Je souhaite surtout qu'elles utilisent davantage nos services, participent activement aux commissions, s'investissent dans les groupes de travail et considèrent notre association comme un véritable outil de développement. Nous devons aussi renforcer encore notre visibilité auprès des pouvoirs publics afin que le food service soit mieux identifié comme une filière à part entière. Enfin, j'aimerais que nous ayons franchi une étape sur la prospective. Avec la Fabrique de la RHD, nous voulons faire du GECO un véritable think tank capable de réunir industriels, distributeurs, opérateurs, experts et partenaires autour des grands enjeux de demain. L’idée est de produire une réflexion collective sur des sujets comme l'innovation, les transitions du marché ou les nouveaux usages, puis de faire émerger des recommandations et des projets concrets au service de toute la filière. Si, dans trois ans, le GECO est reconnu à la fois comme un acteur de référence, un lieu de réflexion collective et un accélérateur d'idées pour le food service, alors je considérerai que nous aurons pleinement rempli notre mission.