Avec 400 000 repas servis chaque jour dans ses restaurants d’entreprise, Elior compte bien conserver ses convives face à la multiplication des alternatives disponibles autour des lieux de travail. Street Kitchen est le tout dernier concept lancé par le groupe de restauration pour répondre à cet enjeu en rapprochant restauration collective, food market et show cooking, à travers une offre thématique renouvelée chaque semaine et finalisée devant le client. "Il faut dire que les frontières entre restauration collective et restauration rapide sont de plus en plus poreuses", explique Hélène Delbouscas, responsable marketing pôle Entreprise et restauration hybride. Si la restauration d’entreprise demeure l’une des formes de restauration les plus fréquentées par les Français, elle doit rester attentive aux évolutions du marché et aux nouvelles habitudes alimentaires. « Il faut garder les clients et leur donner envie de manger sur place », résume-t-elle. Le groupe avait déjà intégré ces transformations au travers des concepts maison du côté de ses cafétérias d'entreprise avec notamment Bon Sens, Chez Pouce ou encore Les Ravitailleurs, son format de coffee shop, mais également en accueillant des marques extérieures comme PAUL (le groupe en compte 8), Berliner (3 implantations) et près de 40 kiosques exploités avec Hana Group.

"Nous devons rester à l'écoute du marché, et Street Kitchen apporte de la variété et du renouvellement", Hélène Delbouscas.
Street Kitchen s’appuie aussi sur l’expérience acquise avec Food de rue, un comptoir de street food imaginé par Elior et installé jusqu'alors dans certains restaurants d’entreprise. Mais son offre restait moins flexible. Le nouveau concept Street Kitchen, quant à lui, propose une succession de concepts éphémères, installés pour une semaine et associés à des recettes différentes chaque jour. Huit univers culinaires ont été imaginés autour des cuisines asiatiques, indiennes, méditerranéennes ou latino-américaines, mais aussi du burger, de la pizza, du poulet et des sandwichs aux noms évocateurs de Dwich, Chick Chicken, Asian District, Burger Avenue, Urban Bombay, Calle Latina et Pizza Yolo. A chaque restaurant, la liberté de composer son propre calendrier en choisissant ses thématiques et ses recettes dans le portefeuille mis à sa disposition par Elior. L’habillage du corner, identifiable à travers ses codes jaune et noir sur un territoire graphique moderne, évolue en parallèle grâce à des écrans, des panneaux imprimés et de grandes affiches suspendues présentant l’univers du moment. Le dispositif reste volontairement modulable afin de pouvoir être adapté aux contraintes de chaque site.
L’expérience repose également sur une préparation visible. "Nous avons conservé des cuissons minute, un dressage à la commande ou encore des gestes de finition devant les convives par un chef ambassadeur chargé d’incarner la cuisine mise à l’honneur", poursuit Hélène Delbouscas. Pour elle, la dimension de show cooking est là pour renforcer l’attractivité de l’offre tout en créant davantage de proximité avec les clients qui peuvent manger sur place ou emporter les produits dans des emballages adaptés à une restauration nomade. Lancé le 5 janvier à Guyancourt, le premier site pilote aurait enregistré une progression de fréquentation de 15 % et les autres implantations réalisent déjà de belles performances. Six Street Kitchen sont, pour l'heure, en activité et Elior compte bien équiper à terme près de 15 % de ses 600 restaurants d’entreprise. Une manière pour le groupe de renouveler plus régulièrement l’expérience proposée à ses convives tout en apportant une diversité de propositions en phase avec les tendances du moment.
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