Yogurt Factory avale Boon et s'impose comme le n°1 du yaourt glacé en France
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Yogurt Factory avale Boon et s'impose comme le n°1 du yaourt glacé en France

26 Septembre 2018 - 2681 vue(s)
Le jeune réseau fondé en 2011 est en passe de s’imposer comme le leader incontesté du marché du frozen yogurt en France. Un secteur où beaucoup de ses concurrents, notamment étrangers, auront eu du mal à trouver leur place. Yogurt Factory vient ainsi de mettre la main sur 7 des 8 points de vente de l’enseigne Boon et devrait atteindre les 40 unités d’ici à la fin de l’année pour un CA sous enseigne avoisinant les 12 M€ (contre 7 M€ à fin 2017). La marque spécialiste du yaourt glacé à agrémenter de multiple toppings, jusque là surtout présente en centres commerciaux, s’apprête également à faire son entrée en gares dans quelques mois du côté de Montparnasse. Ouriel Hodara (au premier plan sur la photo), co-fondateur du réseau aux côtés d’Emmanuel Tedesco, revient pour Snacking.fr sur les fondements d’une enseigne qui a fait de l’ultra-gourmandise son fonds de commerce et nous dévoile le plan de développement.

Ouriel Hodara, pourquoi ce rachat de Boon qui marque un vrai coup d’accélérateur dans votre développement ?

Avec 36 unités ouvertes et bientôt 40 d’ici à la fin de l’année (NDLR : contre 22 à fin 2017), 2018 aura en effet été un bon cru pour Yogurt Factory. Nous avons repris progressivement au cours de l’été 7 des 8 points de vente du réseau Boon qui étaient positionnés sur de bons emplacements en centres commerciaux : Paris Les Halles et Italie 2, Lyon Part Dieu, Euralille, Polygone Riviera (Cagnes/Mer), Rennes Colombia et Les Arcades à Noisy-le-Grand. Toutes ces unités, qui seront entièrement refondées à l’identité de notre enseigne, passeront progressivement sous pavillon Yogurt Factory entre mi-novembre et fin janvier. Nous avions déjà procédé au préalable à la reprise d’un emplacement français du réseau espagnol Liaollao. De quoi permettre à Yogurt Factory de s’affirmer comme le leader du marché du yaourt glacé en France, et même devenir un acteur majeur parmi les réseaux glaciers au sens large dans l’hexagone.

 

Comment expliquer ce succès alors que beaucoup d’enseignes du segment, notamment étrangères, se sont cassé les dents sur le marché français ?

J’y vois plusieurs explications qui remontent aux orientations stratégiques que nous avons prises dès l’origine de l’enseigne. Au lancement en 2011 à Marseille, en tenant avec Emmanuel notre tout 1er point de vente, nous avons pu nous rendre compte de l’importance essentielle de l’emplacement sur ce marché. Si le réseau dispose de quelques unités en centres villes (8 dont 3 en propre), notre développement en format kiosques ou boutiques s’est essentiellement concentré sur les centres commerciaux où les aléas de la météo sont un peu moins sensibles avec une vraie accélération depuis notre levée de fonds (NDLR : 530 k€ en 2015). Autre point important, notre positionnement entièrement tourné vers l’ultra gourmandise et la transgression là où certains ont opté pour l’axe santé. Si notre yaourt glacé est bien sûr très qualitatif avec 0 % de matière grasse pour séduire des clients français qui sont les premiers consommateurs de yaourt en Europe, c’est notre bar à toppings très impactant visuellement avec ses 24 ingrédients à mixer à l’envi, qui est mis en avant et constitue le coeur du concept. Notre code couleur blanc et rouge, nos salopettes ou nos phrases signature comme la Bonne Régalade participent aussi de cet environnement plaisir. Nos produits de complément comme la Bubble Waffel, une sorte de gaufre enroulée en format cornet lancée au printemps dernier sont bien sûr dans la lignée et permettent de gonfler un ticket moyen en progression (7 €). Enfin, notre choix d’opter pour un tarif unique selon la taille des pots - Le Beau, Le Mignon ou Le Magnifique – quel que soit le nombre de toppings permet de rassurer nos clients qui savent d’emblée combien ils vont payer.

 

Quelles seront vos priorités de développement ?

Nous allons d’abord dans l’immédiat nous concentrer sur l’intégration des unités rachetées. Plusieurs autres ouvertures sont d’ores et déjà programmées en propre d’ici la fin de l’année à Val d’Europe et Aéroville, en attendant Montparnasse. Cette arrivée test en gare doit nous donner un nouvel élan sur ce type d’emplacements où il y a de belles perpectives. Si nous continuerons d’ouvrir quelques unités en succursales (18 points de vente à date), l’essentiel du développement se fera désormais en franchise avec des investissements qui restent limités pour les candidats franchisés : entre 80 et 100 k€ selon les formats de boutique. Les centres commerciaux et les centres villes sur des emplacements rigoureusement sélectionnés resteront la priorité. Nous tablons sur une cinquantaine de points de vente d’ici à la fin de l’année prochaine.

 

  • Yogurt Factory

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