Edito France Snacking #53 : vous avez dit virtuel
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Edito France Snacking #53 : vous avez dit virtuel

3 Avril 2019 - 579 vue(s)

Je vais vous raconter cette anecdote qui m’est arrivée il y a un petit mois de cela. Comme toujours débordé de travail, des conditions météo peu clémentes, le manque de temps et l’envie de descendre me chercher une solution repas rapide. J’en appelle donc à ma souris et 3 clicks plus tard, je me retrouve SUR la plateforme d’un de ces agrégateurs qui ont trusté le monde de la livraison à la recherche de ce fameux poké hawaïen d’un réseau parisien en vogue, qui m’avait tant plu la fois dernière. Manque de bol, impossible de retrouver l’heureux élu dans les propositions suggérées. En revanche apparaît une marque inconnue au bataillon qui s’avère disposer de plusieurs adresses mais aucun point de contact. Une recherche sur la toile ne m’en dit pas plus sur son identité. Je commande par défaut mais ma curiosité professionnelle me rattrape...

Au terme d’une petite enquête, je découvre que la marque en question a été créée par un grand réseau du Sushi et que j’ai affaire à une de ces fameuses virtual brands qui fleurissent chez les grands acteurs de l’intermédiation. Si, dans ce cas de figure, il s’agit bien d’un réseau de restauration qui est derrière, attendez-vous à voir éclore sur les plateformes, une multitude de restaurants fantômes qui n’ont pas d’établissements physiques mais qui sont rattachés à un laboratoire de production. Ce sont des marques « Virtuelles». Derrière le rideau, vous retrouverez bien sûr des opérateurs comme Deliveroo Editions (lire p. 45) qui a déjà créé deux cuisines partagées à Saint-Ouen et Courbevoie mais aussi une nouvelle génération d’acteurs aux noms de Taster (ex Mission Food) ou Black Kitchen dont l’ambition est d’installer des cuisines exclusivement dédiées à la livraison partout en France. Le premier en a 8 et a levé 4 M€ l’an dernier, le second 2 et collecté 1 M€ en février dernier. 

La morale de cette histoire est que ceux qui ont tout misé sur la livraison et dont le modèle économique est solidement rattaché à cette sous-traitance, vont avoir face à eux de purs playeurs de la livraison qui ont toutes les chances, si la qualité est là, de truster les plateformes et de noyer un peu plus votre offre. Et ça, ce n’est pas virtuel…

Paul Fedèle, rédacteur en chef

 

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Paul Fedèle Rédacteur en chef France Snacking Suivez Paul Fedèle sur Twitter @francesnacking
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