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Le robot Pazzi s'active dans le centre commercial Val d'Europe

20 Novembre 2019 - 2522 vue(s)
Voilà quelques jours que le fameux robot à pizzas Pazzi est en fonction dans le centre commercial de Val d’Europe à quelques pas de Disney. Déjà de nombreux curieux s’émerveillent devant le ballet incessant des bras automatisés qui permettent de fabriquer, cuire et délivrer automatiquement, une pizza en moins de 5 mn. Une vraie prouesse !

Oui, on peut réellement parler de mini-révolution et d’une réalité aujourd’hui opérationnelle. La fabrication automatique, de A à Z d’une pizza délivrée cuite et chaude dans une boîte. Test à l’appui, la magie opère vraiment et l’expérience est totale dans le premier point de vente baptisé Pazzi ouvert, il a quelques jours, dans le centre commercial Val d’Europe, en région parisienne. L’émerveillement des enfants, l’adhésion des ados ou encore la surprise amusée et curieuse des parents sont là pour confirmer que ce projet fou, devenu réalité, a tous les symptômes d’un succès annoncé.

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Un parcours 100 % digitalisé

Dans ce point de restauration qui se déploie sur 109 m² dont 50 m² d’accueil, situé en face du Primark, le champion, ce n’est donc pas le pizzaïolo, mais bel est bien le robot qui fabrique en continu, des pizzas. Et pas n’importe lesquelles puisque tous les produits, depuis les pâtons fabriqués au laboratoire de Montévrain en Seine et Marne (tous les jours avec 48 heures de pousse) jusqu’à la sauce, et les ingrédients de garniture ont été sélectionnés et sourcées par l’ex-champion du monde de pizza, Thierry Grafagnino. C’est d’ailleurs indiqué en grosses lettres sous les pictogrammes : pâte fraîche en pousse lente, farine d’un moulin du coin, fromages A.O.P, légumes bio, pêche durable, jambon clean label, viande du Limousin et de Bretagne… 

"Pour nous, la qualité de la matière première est au cœur du concept", Philippe Goldman, président de Pazzi.

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Il suffit de commander via l’une des deux bornes de prise de commande sa pizza ou, à l'avance sur son smartphone (le QR code sert de coupe-file pour lancer sa pizza), et la magie opère.  Sur l’écran,  14 références sont au choix depuis la Marguerite mon amour (tomate mozzarella) à 8,44 €, à la pizza « du fromage en veux-tu » à 11,94 € en passant par la Queen Epazzibeth avec sa mozzarella, son jambon Bleu-Blanc-Cœur et champignon bio d’Italie (10,84 €) ou encore la Garden Party 2 avec sa mozza, ses poivrons grillés bio d’Italie, ses tomates Datterino bio d’Italie et ses olives de Kalamata…Sitôt la pizza choisie, il est encore possible de remplacer un ingrédient (la sauce tomate par de la crème blanche ou de la crème de poivron), en retirer un, voire demander un extra. Après avoir validé et opté pour sa boisson (ou pas), on valide la commande et, après paiement, un ticket est édité avec numéro et QR codes.

5 mn entre la commande et la livraison

Le paiement va enclencher, côté automate, la fabrication de la pizza. Un bras met en place la boîte à pizza tandis qu’un autre, récupère un pâton, qui est écrasé, puis nappé de sauce et récupéré, pour être « posté » dans un compartiment dans lequel la pâte est garnie. Ressortie par le bras du robot, elle est glissée au four et cuite en 3 mn sur sole. Défournée, l’automate la dispose dans la boite, puis la découpe en 8 parts. Le tout est ensuite acheminé dans un compartiment pour être stockée. Informé sur écran de l’état d’avancement de sa commande, le client saura quand elle est prête puis pourra la retirer en flashant son QR code. Même si deux Pazzo sont sur place, en continu coté salle pour conseiller les clients (2 autres sont en back office pour ravitailler les ingrédients), les rassurer éventuellement et les accompagner, le client reste autonome lors de la totalité du process. Dans ce premier « restaurant » (750 K€ d’investissement), tout a été prévu pour faciliter le parcours clients, jusqu’aux tables en bois, percées en leur centre d’une rainure ajourée qui permet de glisser le couvercle de la boite sitôt ouverte. Il suffit ensuite de déguster… avec ses doigts puisqu’il n’y a pas de couverts. Sitôt le repas fini, les différents déchets rejoignent une poubelle à tri sélectif.

Avec une moyenne qui dépasse déjà la centaine de pizzas servies par jour (TM de 14 €) depuis une semaine, sans aucune communication ni véritable lancement, le président Philippe Goldman indique être sur une activité qui couvre déjà le seuil de rentabilité et mise sur 200 pizzas/jour en rythme de croisière. L’équipe conduite par Alexandre Auriac, (l’ex-cofondateur de Big Fernand) en charge du développement, des achats et du marketing est au taquet. Chacun est en tout cas convaincu, à l’image des clients, de vivre quelque chose d’unique avec le lancement de ce pilote « qui va bénéficier encore de quelques ajustements de signalétique notamment », explique le président de Pazzi. Cette première unité ouverte en propre, 7 jours/7, légèrement sur-staffée avec 4 équivalents temps plein et des personnes à temps partiel, pour garantir un lancement réussi n’est que le début de l’aventure qui devrait se poursuivre dès l’an prochain avec l’ouverture des premières franchises. Sans doute en centres commerciaux, indique, très confiant, Philippe Goldman qui finalise les premiers accords de partenariat. Après sa levée de fonds de près de 10 M€ annoncée en septembre auprès de ses actionnaires historiques et par le fonds singapourien Qualgro, Pazzi vise un développement surtout sur les lieux de flux en France et à l’international comme les centres commerciaux, les gares, aéroport, voire s'installer en cuisine "fantôme".

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Paul Fedèle Rédacteur en chef France Snacking Suivez Paul Fedèle sur Twitter @francesnacking
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