foodtech : la startup pleurette lève 2.5 M€ pour faire sa révolution champignon et des burgers végétaux
Tendances 8

Porte-étendard de la transition végétale, Pleurette lève 2,5 M€ pour faire La Révolution Champignon

10 Juin 2020 - 2182 vue(s)
Rebaptisée La Révolution Champignon, la start-up de la Food Tech française Pleurette, qui propose des produits à base de champignons notamment en alternative à la viande, vient de lever 2,5 millions d’euros pour accélérer sa croissance. De quoi envisager le développement de nouveaux produits, l’accélération de la commercialisation et la recherche d’un nouveau site de production dans les Hauts de France.

Lancée officiellement en 2016 par Jürgen Engiresser, aux côtés de Gabrielle Radoux, la start-up lilloise Pleurette spécialisée dans la culture du champignon et le développement de produits qui en sont dérivés franchit une étape importante de son développement alors que le marché du végétal enregistre de fortes progressions en France ces dernières années. Avec ces 2,5 millions d’euros levés, c’est en effet un nouvel horizon qui s’ouvre pour celui qui occupe désormais la fonction de Président de l’entreprise. « Cette levée va nous permettre de pousser plus loin notre volonté de transformer et d’accompagner les habitudes de consommation des Français, en œuvrant à la fois pour le bon et le bien manger ainsi qu’à la préservation de l’environnement », estime ainsi Jürgen Engerisser. Pour accompagner l’annonce de cette opération menée auprès d’investisseurs régionaux déjà présents dans le secteur agro-alimentaire ou médical, l’entreprise a également officialisé son changement de nom, devenant ainsi « La Révolution Champignon » comme un porte-drapeau de la transition alimentaire prônée par les fondateurs (Pleurette restant toutefois la marque des produits).

Au cœur de la transition végétale

Champignonnière écobiologique des Hauts-de-France, la start-up a d’abord débuté en proposant des kits de champignons à pousser sur marc de café. Elle cultive ainsi ses champignons dans des containers maritimes recyclés en champignonnière sur le Marché d'Intérêt National de Lomme (cœur logistique des produits frais du Nord de la France) ainsi qu'à 12 mètres de profondeur dans les catiches de Faches-Thumesnil, anciennes carrières de pierre. Et rapidement, la gamme s’étoffe avec des gammes de sauces et tartinades en travaillant notamment un coproduit, le cœur de pleurote, jusque-là inutilisé malgré ses vertus gustatives et nutritives. Résultat, des produits bio qui s’inscrivent dans la tendance végétale, et où, bien entendu, le champignon reste le roi. Parallèlement, les fondateurs avaient également souhaité relancer la production de barbe de capucin BIO, un ancêtre de l’endive. Et il y a quelques jours à peine, la jeune entreprise lançait officiellement deux nouvelles gammes de boulettes végétales (3 références) mais aussi de galettes végétales (3 références également), toujours à base de champignons et pensées comme des garnitures, notamment pour burger, en se positionnant en alternative à la viande.

 

Appuyer maintenant sur le champignon

Après un lancement local dans les enseignes de magasins circuits courts ou bio, la commercialisation des produits commence désormais au niveau national. Et cette levée de fonds conséquente doit permettre d’accélérer sensiblement. « Cette levée est un réel tremplin qui permet à Pleurette de basculer dans une nouvelle phase de sa croissance », indique ainsi Jürgen Engerisser. Pour ce faire, Gabrielle et lui ont d’ailleurs été rejoints dans l’aventure il y a deux mois par Michaël Mottet, ancien directeur de site BON et bien et responsable d’exploitation dans le végétal bio, en qualité de Directeur général de La Révolution Champignon.« L’objectif est désormais d’accélérer sur la commercialisation des produits à plus grande échelle en capitalisant notamment sur les nouvelles gammes alors que le Covid-19 nous a amenés à décaler légèrement la sortie de nouveaux produits qui seront prêts pour septembre-octobre », confie-t-il. La recherche d’une nouveau site de production à construire ou réhabiliter dans les Hauts-de-France est également prévue pour les trois ans qui viennent.

« Aujourd’hui, les champignons bruts représentent 80 % de nos ventes contre 20 % de produits agro-alimentaires. Le défi sera désormais d’inverser ce ratio », conclut Michaël Mottet (à droite sur la photo ci-dessous).

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