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Rejoint par FrenchFood Capital, le réseau de boulangeries Sophie Lebreuilly accélère

21 Octobre 2020 - 1040 vue(s)
L’enseigne de boulangeries originaire des Haut-de-France et qui s’apprête à ouvrir sa 19e boutique, la semaine prochaine à Montigny-en-Gohelle (62), accueille à son capital le fonds d’investissement FrenchFood Capital. Alors que le réseau a bien résisté aux turpitudes de la crise sanitaire, l’objectif sera d’accélérer le développement, d’abord en propre, mais aussi en franchise, pour atteindre les 40 à 50 points de vente en 4 ans.

Née à Etaples dans le Pas-de-Calais en 2014, l’enseigne Sophie Lebreuilly s’est déjà fait un nom dans l’univers de la boulangerie-pâtisserie. Sous l’égide du couple, Sophie et Olivier Lebreuilly, la marque a en effet rapidement étendu son empreinte dans la région grâce à son offre adaptée aux nouveaux modes de consommation. Elle aura su capitaliser sur une offre de pains, confectionnés et cuits sur place, une image de compétitivité prix (3 +1 gratuit, offres promotionnelles…) dans le sillage des grands réseaux tels que Marie Blachère, Ange ou encore Louise, mais aussi une offre de snacking, coffee shop et même restauration sur place dans des points de vente qui avoisinent généralement les 350 m².

3e levée de fonds pour accélérer

Dès 2015, les fondateurs avaient opéré une première levée de fonds avec Generis Capital Partners puis avec Finorpa en 2017. Si tous deux ont participé à ce nouveau tour de table, le réseau vient d’accueillir un nouvel investisseur de poids avec l’arrivée du fonds FrenchFood Capital, déjà largement représenté dans l’univers de la restauration et des métiers de bouche comme chez Class’croute, Piadineria mais aussi Thierry Marx Bakery qui vient d'ouvrir d'ailleurs sa 4e adresse, à Paris Avenue Marceau avec une 5e programmée à Montmartre. Aujourd’hui dotée de 132 M€ sous gestion après une levée opérée en 2019, la structure de Capital Développement, qui a l’habitude d’investir des tickets compris entre 3 et 15 M€ dans les PME et ETI du secteur de l’alimentation, devenu l'actionnaire majoritaire, mise sur un réseau au fort ancrage régional qui connaît un développement important en escargot, autour de son laboratoire central situé proche du Touquet. : « Ce qui nous a plu, c'est cette formidable aventure humaine et la création d'une vraie marque qui a su miser sur la proximité, le rapport qualité-prix à travers des produits de boulangerie fabriqués », indique Laurent Plantier, associé fondateur de FrenchFood Capital.

Un développement ambitieux

Pour Olivier Lebreuilly, l’arrivée de FrenchFood Capital doit permettre à l’enseigne de franchir un nouveau cap alors que l’enseigne, convertie à la franchise depuis deux ans, s’apprête à ouvrir une sixième unité sous ce modèle à Montigny-en-Gohelle. « Nous espérons a minima doubler à terme le nombre de boutiques pour à terme atteindre les 40 à 50 boulangeries », confie le fondateur, qui vise d'abord un développement autour des Hauts-de-France. « La priorité sera d’abord le développement en propre en nous appuyant sur le savoir-faire d’un réseau aujourd’hui essentiellement implanté en zone de périphérie sur des axes de fort flux ». La franchise n’est toutefois pas mise de côté alors que la tête de réseau entend s’appuyer, en priorité, sur des profils d’entrepreneurs capables de gérer plusieurs boutiques.

« Je suis convaincu de l’agilité de l’enseigne pour investir, en format plus ramassé, d’autres lieux tels que les centres-villes mais aussi afin de saisir des opportunités « extra-concept » telles que les boutiques éphémères, l’événementiel voire les food-trucks… », ajoute Olivier Lebreuilly.

Le réseau, surtout implanté dans les Hauts-de-France et autour, dispose d’ailleurs dans la région d’un laboratoire d’innovation en pâtisserie et viennoiserie, qui joue aussi le rôle d’atelier de fabrication pour approvisionner les boutiques sur certains produits semi-finis.

Une offre adaptée à tous les moments de consommation

D’agilité, l’enseigne Sophie Lebreuilly a dû d’ailleurs en faire preuve afin de traverser, sans trop d’encombre, les derniers mois bousculés par le contexte sanitaire. Une seule boutique a d’ailleurs dû fermer durant le confinement, les autres ayant su adapter leurs modèles et leurs gammes en fonction des attentes nouvelles. De l’avis même d’Olivier Lebreuilly, l’activité a « vraiment bien repris » depuis le mois de juin le réseau, misant sur un volume d’affaires total sous enseigne avoisinant les 17 M€ en 2020. L’offre snacking pèse en moyenne 30 % de l’activité des points de vente. Elle s’articule entre une gamme de produits prêts à consommer en vente au comptoir autour des grands classiques tels que sandwichs, pizzas et salades pour 7-8 € en moyenne. Mais aussi une offre de restauration servie sur place, avec des plats préparés à la minute, et s’appuyant sur des produits issus de la farine (burgers, pâtes ou encore pizzas) pour un ticket moyen compris entre 10 et 12 €. L'activité coffee shop, avec des gammes de thé, cafés, mais aussi chocolats gourmands, permet de toucher tous les moments de consommation de la journée. Avec un réseau déjà largement digitalisé avant crise, avec écrans menus et une offre de click & collect opérationnelle, Olivier Lebreuilly dit par ailleurs percevoir une accélération du phénomène ces derniers mois. Certaines unités proposent d’ailleurs la livraison via les plateformes lorsque celles-ci sont opérationnelles sur la zone. Il se dit en tout cas confiant en l’avenir et la capacité de résilience du réseau qui devrait fêter l’ouverture de sa 20e boulangerie dès la fin novembre du côté de Rouen en attendant d’autres projets déjà dans les tuyaux pour le premier semestre 2020.

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