Ange François Bultel
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#snackingconnexion, notre réseau de boulangeries a bien résisté, François Bultel, Ange

1 Décembre 2020 - 1719 vue(s)
Dans une période ô combien singulière, le réseau de boulangeries Ange et ses 172 boutiques résistent plutôt bien et devraient atterrir en fin d’année avec un CA de 185 M€, en légère progression à périmètre constant malgré une activité en retrait de 35 % en moyenne durant le confinement. Son cofondateur, François Bultel qui répond à snacking.fr constate quelques évolutions de l’activité, selon les moments de la journée mais aussi du mix-produit selon les implantations. Parmi les initiatives de ce 2e confinement, la chaîne s’est montrée solidaire et a notamment ouvert ses vitrines aux restaurateurs et traiteurs locaux.

Comment êtes-vous sorti du 1er confinement et la crise a-t-elle fait évoluer votre modèle ?

Comme nous l’expliquions lors d’un échange avec snacking, dès le début du premier confinement, la presque totalité des 155 boutiques était restée ouverte exceptés les 4 points de vente situés en centres commerciaux et contraints de fermés. Ce qui, au plus creux de la période a entraîné des baisses de plus de 50 % de l’activité. Au sortir du confinement, nous constations – 35 % sur la période. Un recul qui a vite été oublié au regard des performances exceptionnelles enregistrées dès les premiers jours de retour à la normale avec des CA qui ont retrouvé une progression de l'ordre de 10 % en moyenne. Si cette reprise a profité globalement à toutes les familles de produits, boulangères comme snacking, nous n’avons, en revanche, pas retrouvé nos performances sur le petit-déjeuner, un moment de consommation qui montait pourtant en puissance ces dernières années. La crise n’a pas eu d’influence sur le business model d’Ange, qui reste un format de franchise de boulangerie adapté à tous les contextes et un  lieu de destination à part entière avec espace de restauration et une zone barista.  

Comment avez-vous vécu ce 2e confinement et quelles ont été les décisions prises ?

Notre décision a justement été de ne rien faire mais surtout de simplifier la vie des équipes en limitant au minimum les opérations commerciales et les process qui vont avec. Les équipes sont sorties fatiguées du premier confinement, il ne s’agissait pas de rajouter de la pression mais davantage de se placer en mode soutien. La seule chose sur laquelle nous avons mis l’accent a été le click & collect qui reste néanmoins marginal, de l’ordre de 1 % à l’échelle de la chaîne. Ce qui représente malgré tout, au niveau du réseau, l’équivalent de l’activité de deux boutiques. Alors que la carte de printemps avait été plus chargée avec la sortie de burgers, de paninis…, celle d’automne a privilégié des produits plus simples. Du côté de la fréquentation, si l’on souffre, dans certaines zones du télétravail, en revanche on a récupéré un flux de clientèle nouvelle, lié à la mise en sommeil de certains pôles commerciaux et de leurs restaurants. De nombreux clients nous ont découverts cet été et ont réalisé, par là-même, que nous étions aussi des lieux de restauration à part entière. D’ailleurs, le moment du déjeuner réalise de très bons scores.  De même, dans nos boulangeries plus urbaines, nous avons de belles ventes sur les activités pizzas/quiches en fin de journée.  

Quel tableau dressez-vous pour les mois à venir ? Pour la restauration en général et votre secteur en particulier ?

Le secteur de la boulangerie, en Ange en particulier, va repartir et nous allons très vite retrouver une certaine normalité. Je reste confiant pour des enseignes comme les nôtres positionnées sur du qualitatif à des prix très compétitifs. Nous n’avons ouvert que 21 unités cette année et devrions aller chercher les 40 nouvelles adresses en 2021. La situation est beaucoup plus préoccupante pour nos confrères de la restauration que nous soutenons. Pour preuve, nous avons souhaité leur apporter notre aide à travers l’opération #PartageTaVitrine lancée le 2 novembre et qui prendra fin à la fin du confinement. A travers cette démarche, nous proposons à tous les restaurateurs ou traiteurs locaux, de profiter d’une place dans les vitrines de nos boulangeries pour vendre leurs plats cuisinés à emporter. Près d’une trentaine de boutiques ont été sollicitées et chaque semaine, davantage de professionnels font appel à nos franchisés pour les soutenir. Sur certaines boulangeries comme celle de Brest, il s’est vendu, les meilleurs jours, jusqu’à 30 plats dans la journée. Une belle leçon de solidarité.

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