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3 commissions à la FEB pour avancer vite sur la gestion des déchets en restauration rapide et boulangerie

16 Juillet 2019 - 4258 vue(s)
Suite à la signature d’un contrat d’engagement entre les grands acteurs de la restauration rapide et le ministère de la transition écologique, le groupe de travail constitué au sein de la FEB s’est réuni le 12 juillet dernier réunissant acteurs publics et privés autour du tri et de la collecte des déchets. 3 commissions ont été créées pour avancer bien et vite.  

De l’avis de Syvia Berreteau, responsable RSE à La Mie Câline et en charge du pilotage de cette commission créée au sein de la Fédération des Entreprises de Boulangerie, il y a urgence face aux échéances fixées par les pouvoirs publics et surtout « le besoin de discuter, comprendre les problématiques de chacun, unir les connaissances et les forces pour agir et y voir clair face à des premières échéances très courtes fixées pour la fin 2019 ».

Il faut dire que la réunion du 11 juin dernier avec la secrétaire d’Etat à la transition écologique au Ministère a conduit les principales chaînes de restauration, de paneterie et de boulangerie à signer un contrat d’engagement. Des obligations imposées de manière unilatérale par les pouvoirs publics, sans véritable concertation et qui fixent des premières contraintes très rapprochées de mise en place de circuits de collectes des déchets 5 flux dans les restaurants. La première échéance de déploiement de 70 % a été fixée à fin 2019. 

Des circuits de collectes peu homogènes 

Et quand on regarde le marché, les acteurs de la restauration rapide sont loin d’être à niveau par manque d’information sur le sujet mais aussi face à un marché et des circuits de collecte des déchets loin d’être homogènes et systématiques sur le territoire. D’autant que, comme le rappelle la FEB, chacune des collectivités est libre ou non de collecter les déchets des commerçants. Et si ce n’est pas le cas, les professionnels doivent trouver des solutions, auprès d’acteurs privés, pas toujours adaptées aux attentes et aux budgets. De quoi placer les petits réseaux comme les indépendants mais aussi les grandes chaînes face à de vraies difficultés. Pour autant, il y a urgence face aux délais restreints fixés par les pouvoirs publics. 

"Nous devons agir de manière coordonnée pour être efficaces et produire rapidement des résultats".

Le PLA sans doute exclu 

Afin d’agir de manière collégiale et coordonnée, 13 enseignes ont rejoint la commission créée sur le sujet, des adhérents de la FEB (Feuillette, La Mie Câline, le groupe Holder, le groupe Le Duff, Patapain, la Gerbe Savoyarde…), du Snarr (La Croissanterie, KFC, Exki, Subway) mais aussi 5 acteurs de la collecte et du recyclage (Fédérec, Fnade, Snefid, Véolia, Citéo, Suez) ainsi que la FEB (Hélène Fraysse). « La réunion a été très fructueuse et il s’agissait de donner la parole à chacun pour comprendre les difficultés et initier rapidement des démarches », explique Syvlia Berreteau. Trois groupes de travail ont été créés : sur l’emballage, la collecte et la signalétique avec pour ambition, d’ici la prochaine réunion du 20 septembre, d’arriver avec des propositions. Du côté des emballages, il s’agira entre autres, de définir la liste des matériaux qui seraient utilisés par la profession et d’éliminer ceux qui ne peuvent pas entrer dans les filières de recyclage (le PLA pourrait être exclu). « Une manière d’uniformiser les règles de tri et d’exclure les matériaux inadaptés ». Pour la 2e commission sur la collecte, il s’agira de réfléchir aux solutions pour mutualiser les systèmes de collecte et travailler sur des maillages nationaux. Enfin, sur la signalétique, l’ambition est de définir une codification commune afin de faciliter la lecture et la compréhension des consommateurs lorsqu’ils se retrouvent face aux poubelles de tri.

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