Deliverect interface de livraison foodtech et restauration rapide lève 16 M€ et ouvre à Paris en mai snacking
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Deliverect lève 16,25 M€ et ouvre son bureau à Paris en mai

29 Avril 2020 - 1570 vue(s)
La startup technologique belge Deliverect spécialisée dans la connection entre les plateformes de livraison et les caisses des restaurateurs, vient d’accueillir à son tour de table, le fonds d’investissement canadien Omers Ventures, filiale du plus gros fonds de pension canadien.

Toutes les levées de fonds ne sont pas au point mort. Preuve en est, la levée de 16,25 M€ annoncée aujourd’hui par Deliverect conduite par Omers Ventures aux côtés des investisseurs historiques Newion et SmartFin et des fondateurs. Une levée qui fait suite aux 3 M€ déjà investis en 2019. Il faut dire que la solution proposée par la startup belge, à l’heure de la crise du Covid-19, se place au cœur des nouvelles stratégies qui se dessinent dans les principaux groupes de restauration comme chez les indépendants autour de la commande en ligne et de la livraison.

Deliverect

Entre les agrégateurs et les restaurateurs

Ils sont 4 aujourd’hui dans cette success-story belge débutée en 2018 à Gand. Zhong Xu (CEO), Jan Hollez (CTO), Jelte Vrijhoef (Directeur technique) et Jérôme Laredo (CRO) sont parvenus à créer une solution facilitatrice entre les plateformes existantes (ils sont interfacés avec les principaux agrégateurs européens type Uber Eats, Deliveroo, Take-Away/Just Eat, Glovo…) et les caisses enregistreuses des restaurateurs. En clair, toutes les commandes en ligne « entrantes » dans le restaurant, transitent par un point unique, Deliverect pour être « versées » dans les caisses, enregistrées puis transmises en cuisine pour la production. Plus besoin d’une multitude de tablettes autour de la caisse, Deliverect devient la voie unique de transmission des informations de commande provenant des plateformes.  « C’est une forme d’industrialisation des process et d’optimisation des flux d’informations qui n’ont plus besoin d’être saisis manuellement. Ils arrivent directement en cuisine comme n’importe quelle commande», explique Jérôme Laredo, Chief Revenu Officer.

On peut ensuite établir des rapports statistiques et croiser les données tout en comparant les performances pour un meilleur pilotage de ses activités, Jérôme Laredo

Avantages directs : exit les risques d’erreur de saisie ou de ralentissement, place à un outil d’optimisation et d’amélioration des performances opérationnelles. La solution est proposée sous forme d’un abonnement SaaS.



Un bureau à Paris et un effectif doublé en 2020

Avec 56 personnes dans l’entreprise, et une présence aujourd’hui en Belgique, Hollande, Espagne, Italie, Canada et aux Etats-Unis et, courant mai à Paris avec l’ouverture du bureau français et l’arrivée du général manager, Deliverect va passer à la vitesse supérieure. La startup qui enregistre plus de 300 % de croissance chaque année depuis sa création et a traité 3,5 millions de commandes depuis sa création, devrait compter 100 personnes à la fin de l’année. Une armée de développeurs et d’intégrateurs pour accélérer dans les zones en forte croissance comme l’Europe bien sûr mais aussi l’Amérique du Nord ou encore l’Asie. En France, Jérôme Laredo a de belles ambitions. « Le pays a tous les ressorts, de grandes villes, un développement fort de la livraison pour être un marché porteur. Nous comptons bien, au premier trimestre 2021, qu’il pèse 20 % de notre activité ». Le CRO explique que si Deliverect est une partie de la solution pour les restaurateurs par ces temps très difficiles, elle sera l’alliée incontournable d’optimisation de l’activité livraison pour les groupes de restauration (comme pour les indépendants) qui, pour beaucoup, s’attendent à ce qu’elle pèse pour plus de 50 % de leur chiffre d’affaires des 18 prochains mois,

Jambu Palaniappan, au conseil d’administration

Si la startup va pouvoir s’appuyer sur ce levier financier pour poursuivre son aventure européenne (où elle est leaders) et partir à la conquête du monde, elle se félicite d’être épaulée par un fonds d’investissement américain et notamment de Jambu Palaniappian, le managing partners de chez Omers Venture qui devient administrateur. « Il fait partie de ceux qui ont importé Uber Eats en Europe. Il a une grande expertise de la livraison et sera pour nous un vrai atout », ajoute Jérôme Laredo.

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Paul Fedèle Rédacteur en chef France Snacking Suivez Paul Fedèle sur Twitter @francesnacking
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