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AG du Snarr. Un cru 2020 sous le signe de la résilience pour la restauration rapide

20 Juin 2021 - 1429 vue(s)
Tout en rappelant que la branche avait de nombreux défis à relever dans les 18 mois à venir, Alexis Bourdon, réélu à la présidence du Syndicat national de l’alimentation et de la restauration rapide, a dressé un bilan de cette année cataclysmique pour le secteur des CHR. Puis il a donné la parole aux présidents de commission qui ont fait un point sur les travaux en cours et les échéances à venir, chacun dans leur domaine.

A la suite de l’assemblée générale du Snarr qui a élu 12 membres de son bureau (*) pour la mandature 2021-2023, ces derniers ont, de leur côté, réélu Alexis Bourdon à la présidence du Snarr. Lors de sa prise de parole, ce dernier a tenu à remercier toute l’équipe du syndicat qui, aux côtés des pouvoirs publics, a œuvré pour faire entendre les difficultés de nos professions. Des autorités qui ont pris conscience petit à petit du danger de disparition massive des entreprises du secteur et du drame humain qui était en jeu, a souligné le président, alors que les couvre-feux et autres périodes de fermetures, s’allongeaient dans le temps : « L’élargissement progressif du fonds de solidarité, la mécanique des exonérations de charges, la prise en charge du chômage partiel et son maintien pour accompagner la période de déconfinement progressive sont des éléments qui ont permis la survie de beaucoup d’entre nous », a ajouté Alexis Bourdon qui a rappelé comment ces dimensions financières ont été facteurs d’angoisse permanents compte tenu de l’effondrement des CA. De son côté, le Snarr a porté haut la voix de la restauration rapide qui s’est fait entendre et dont les actions ont pu résonner auprès de la branche. En témoigne sa capacité à recruter de nouveaux adhérents, associés de chaînes comme indépendants. Le syndicat a enregistré + 10 % de hausse en un an soit 120 adhésions de plus depuis le 1er janvier. « De quoi accroître notre représentativité et notre légitimité sur un secteur qui pèse avant Covid 36 000 restaurants, 1,91 md de repas par an et plus de 191 700 salariés et 13,4 md€ de CA », a rappelé le patron du Snarr qui a expliqué néanmoins toute son inquiétude face au nombre de restaurants qui risquent de disparaître. Autre sujet d’interrogation évoqué, la capacité de la branche à recruter et à attirer des jeunes vers les métiers exigeants de la restauration. « Cela passera par une volonté accrue de former, de valoriser, de faire évoluer et faire progresser ».

Congres

Des commissions actives dans la tempête Covid

Alors que la restauration en général était à la peine, la branche s’est tout de même montrée dynamique en 2020 avec, sur le segment des chaînes, près de 900 ouvertures de points de vente toutes thématiques confondues, s’est félicité Alexis Bourdon. « Une vitalité qui a témoigné de la résilience de la restauration rapide qui, au regard de ses modèles et de son agilité, a su se réinventer et résister en bénéficiant notamment du maintien de la vente à emporter et la livraison. Pour autant, elle n’a pas été épargnée par la crise et par une actualité réglementaire chaude et des enjeux majeurs pour son avenir ».

Alexis Bourdon

 

De quoi occuper sérieusement le bureau du syndicat qui a organisé l’an dernier pas moins de 90 commissions et émis 63 circulaires à la fois sur le pôle affaires sociales que sur le pôle juridique et réglementaire avec de nombreuses actions « Covid 19 », a précisé la déléguée générale du Snarr, Esther Kalonji. Sur les volets formation et RH, de nombreux défis attendent la branche avec le développement des compétences, l’anticipation de l’évolution des métiers ou encore la diversification des formations tout comme la réaffirmation de la position de « branche mère » pour la restauration rapide ou la recommandation d’un organisme de prévoyance, n’ont pas manqué de rappeler, Salime Hassam et Bettina Demaretz, respectivement présidents des commissions RH et formation. Du côté des 2 commissions juridique-fiscale et sûreté alimentaire, les enjeux concernent le maintien des spécificités fiscales du secteur, l’appréhension des impacts financiers de la transition écologique comme le dialogue avec les Ministères sur la refonde des règles sanitaires, liées au lois EGAlim et Agec, notamment. Parmi les sujets suivis, outre les auto-contrôle, la plateforme Signal’Conso, la présidente de la commission Sûreté alimentaire, Florence Oursel, a indiqué que Le Guide de bonnes pratiques d’hygiène, était en cours de finalisation avec la DGCCRF (NDLR enfin !). Et que ce n’était maintenant qu’une question d’édition du support, les autorités compétentes ayant validé son contenu. Enfin, autres thèmes majeurs qui devraient occuper le Snarr en général, et tous les restaurateurs de la branche en particulier dans les mois à venir : retenir les échéances liées à l’environnement, au tri 5 flux, au retrait des plastiques ou encore à la mise en place de solutions alternatives ou de réemploi. Et, en ce qui concerne justement le déploiement du tri 5 flux, un projet de mutualisation des collectes est en cours pour lequel, Stéphanie Schatz, présidente de la commission Environnement, a évoqué la mise en place en 2021 d’un comité de suivi. Mais elle a aussi insisté sur les gros dossiers qui vont animer sa commission dans les 18 mois à venir comme, notamment, la mise en place de vaisselle réutilisable à partir de janvier 2023 dans les restaurants de plus de 20 places. Avec encore des interrogations importantes sans réelles réponses pour le moment :  « Va-t-on y arriver, va-t-on trouver les bons emballages, la vaisselle réutilisable sera-t-elle vraiment plus vertueuse pour l’environnement que l’usage unique quand on ajoute les dépenses d’eau, d’électricité liées au lavage par exemple ?». La commission va particulièrement se pencher sur toutes ces questions et se battre auprès des pouvoirs publics pour obtenir des réponses comme elle suivra, aussi de près, les initiatives menées par les acteurs de la livraison dans le cadre de la charte « des agrégateurs » signée l’an dernier avec Barbara Pompili avec des expérimentations conduites autour de la vaisselle réutilisable.

Pour l’heure, la restauration rapide saura surmonter cette épreuve et demeurer au cœur des envies des Français, explique Alexis Bourdon qui compte sur la force collective pour agir et franchir les obstacles qui demeurent. Une puissance toujours plus importante lorsqu’on agit en groupe au sein d’une instance syndicale puissante. Avec 8 md€ de CA en 2019, les adhérents du Snarr pèsent pour 60 % du secteur, rappelle le syndicat. 

Composition du bureau

Président : Alexis Bourdon (McDonald’s France)

Vice-présidents : Sébastien Chapalain (Class’croute) et Jérôme Tafani (Burger King France)

Secrétaire : Pierre Laurans (231 Développement)

Trésorier : Stéphane Klein (Pret A Manger)

Autres membres du bureau

Nicolas Johanny : Amrest Delco France

Aurélia Chorrin : Café Sirene France/Sarbucks

Nicolas Dégéraud : Domino’s Pizza

Aurélie Lory : General Mills

Cédric Losdat : KFC France

Sebastien Buchheit : Quick

Cédric Giacinti : Subway

 

Paul Fedèle Rédacteur en chef France Snacking Suivez Paul Fedèle sur Twitter @francesnacking
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