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Loi de finances rectificative, le compte n'y est pas pour les fournisseurs des CHR et du tourisme

10 Juin 2020 - 599 vue(s)
Plusieurs groupements et associations de fournisseurs de la restauration, de l’hôtellerie, du tourisme et de l’événementiel ont réagi d’une voix commune à la présentation du troisième projet de loi de finances rectificative, opérée ce mercredi 10 juin en Conseil des Ministres. Le Geco Food Service, aux côtés de l’ANIA, la CGI et La Coopération Agricole, interpellent le gouvernement pour un élargissement du plan de soutien du 14 mai dernier à ces secteurs particulièrement touchés par les effets de la crise Covid-19.

Dans un communiqué officiel, le Geco Food Service, association d’industriels qui fabriquent et commercialisent des produits à destination des marchés hors-domicile, aux côtés de l’Association Nationale des Industries Alimentaires (ANIA), de l’organisation professionnelle représentative du Commerce de Gros et International (CGI) et de La Coopération Agricole, a souhaité réagir après la présentation en Conseil des Ministres aujourd'hui du troisième projet de loi de finances rectificatives. Et ce, afin de faire entendre la voix des fournisseurs d’un secteur de la consommation hors-domicile sinistré après de longues semaines de mise à l’arrêt forcée. « Ce projet de loi doit permettre de rectifier un oubli. Celui commis dans le cadre du plan de soutien à l’hôtellerie, restauration, tourisme et événementiel du 14 mai dernier, qui a fait l’impasse sur le cas des entreprises qui les approvisionnent, pourtant très dépendantes de leur niveau d’activité et présentes sur tout le territoire », indique-t-on du côté de ces organisations.

Des pertes colossales et une reprise qui se fait attendre

Elles précisent également que les entreprises, situées à l’amont de ces secteurs de la restauration de l’hôtellerie, du tourisme ou encore de l’événementiel, enregistrent depuis le 15 mars une perte de chiffre d’affaires entre 50 et 100 %, qu’elles soient grossistes en produits alimentaires, boissons et fournitures diverses (linges de table et de literie, matériels de cuisine, décoration et communication événementielle), de l’agroalimentaire ou coopératives agricoles. Et les perspectives seraient encore très sombres rappelant que la restauration collective (restauration scolaire, universitaires ou restauration d’entreprise) ainsi que l’événementiel public et d’entreprise demeuraient encore à l’arrêt. La restauration commerciale, quant à elle, peine à reprendre dans un contexte fortement contraint par les mesures de distanciation et alors que la réouverture totale des cafés, hôtels et restaurants de l’Ile de France se fait encore attendre. « Aucune amélioration significative de la situation n’est envisagée avant la rentrée de septembre voire, pour le tourisme et l’événementiel, le printemps 2021. Aussi, ce qui vaut pour l’hôtellerie, la restauration, le tourisme et l’évènementiel, vaut également, à l’identique, pour les entreprises du commerce de gros, de l’agroalimentaire et de la coopération agricole qui les approvisionnent. Pour ces dernières, faute d’avoir pu bénéficier du plan de soutien du 14 mai dernier, la situation est extrêmement préoccupante », précise le communiqué.

Le compte n'y est pas pour les fournisseurs

C’est pourquoi, au vu des mesures du projet de loi de finances rectificative, les différentes organisations estiment « que le compte n’y est pas » et réclament pour les entreprises situées en amont de ces secteurs différentes mesures d’urgence. A savoir, tout d’abord, le bénéfice des mêmes mesures accordées aux secteurs de l’hôtellerie, restauration, tourisme et hôtellerie, dans le cadre du plan de soutien du 14 mai avec l’accès aux mêmes aides pour les entreprises ayant perdu plus de 50 % de leur chiffre d’affaires depuis le 15 mars. Il s’agit aussi de demander le maintien d’un régime préférentiel de chômage partiel afin de préserver l’emploi et la capacité de ces entreprises à tenir dans la durée, le temps que la reprise soit effective. Pour ces organisations, il est désormais indispensable de tirer la sonnette d’alarme : « La survie de nombreuses entreprises en amont des secteurs de l’hôtellerie, restauration, tourisme et évènementiel ainsi que la préservation des emplois directs et indirects liés, sont actuellement en jeu ».

 

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