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#LaBonneIdeeLivree. Tacos Avenue lance deux nouvelles marques virtuelles, Poutine Pop's et Crush Burger

29 Avril 2021 - 2398 vue(s)
Ayant vu son activité en livraison exploser avec la crise, la chaîne Tacos Avenue, originellement positionnée sur le French Tacos, opère une véritable transformation digitale de son modèle économique. Après Poutine Pop's, elle lance cette semaine une deuxième marque virtuelle, baptisée Crush Burger, également accessible à des modèles dark kitchens. Deux autres marques pourraient voir le jour dès les prochains mois.

La crise de la Covid-19 aura marqué le début d’une nouvelle ère pour la chaîne Tacos Avenue, qui a contribué à populariser le fameux French Tacos en France depuis son lancement à Grenoble en 2007. Le réseau qui comptabilise aujourd’hui 23 points de vente a vu en effet sa part de chiffre d’affaires en livraison exploser depuis un an, passant de 40 % en moyenne à plus de 60 à 65 % aujourd’hui. « Cette intense activité livrée, qui transite essentiellement par les plateformes Deliveroo, Uber Eats et Just Eat, aura permis à l’enseigne de plutôt bien surmonter la crise », témoigne le fondateur Mohamed Soualhi. Si le chiffre d’affaires global du réseau a enregistré un léger recul en 2020 (11,2 M€ HT contre 12,6 M€ en 2019), c’est essentiellement dû aux fermetures temporaires d’établissements. Certaines unités ont même vu leur activité progresser, profitant ainsi de la mise à l’arrêt de la restauration à table. De quoi pousser la tête de réseau à envisager une transformation du modèle économique autour du digital, en diversifiant son offre livrée grâce à la création de marques virtuelles. « Ces réflexions avaient été initiées dès 2019 avec le lancement d’une première offre complémentaire de poutines mais de manière encore assez confidentielle. Depuis, tout s’est accéléré, la marque s’est structurée et cette activité a réellement pris de l’ampleur chez les franchisés », s’enthousiasme Mohamed Soualhi.

La poutine et le burger en marques virtuelles

Avec la marque Poutine Pop’s, les restaurants Tacos Avenue proposent donc aux clients de retrouver en livraison ce plat roboratif emblématique de la cuisine québécoise. Ils peuvent alors composer eux-mêmes leur poutine, généralement à partir de « potatoes pops », d’une ou plusieurs viandes, de légumes, le tout recouvert d’une sauce fromagère maison.

« L’objectif de cette marque Poutine Pop's orientée streetfood est d’optimiser les synergies avec l’offre de French Tacos », explique Mohamed Soualhi, le fondateur du réseau Tacos Avenue.

Les ingrédients sont ainsi similaires et la réalisation des poutines ne requiert pas d’investissements matériels supplémentaires au sein des cuisines du réseau. Depuis plusieurs mois, les équipes de Tacos Avenue ont beaucoup travaillé à la construction de la marque afin que celle-ci émerge sur les plateformes et bénéficie d’une identité propre : photoshoots produits, charte graphique percutante, marketing direct, emballages dédiés... Avec de vrais résultats puisque l’offre livrée Poutine Pop’s représente déjà entre 10 et 12 % en moyenne du chiffre d’affaires des restaurants, avec des pointes à 25 % sur certains établissements. Au point que certains restaurants ont déjà pris l’option de dédier une personne et un espace atelier de préparation aux poutines avec l’investissement d’une friteuse supplémentaire. Ces résultats ont d’ailleurs poussé l’enseigne à franchir une nouvelle étape cette semaine avec le lancement d’une deuxième marque virtuelle baptisée Crush Burger. L’offre s’articule ici autour de 10 burgers « classiques » à prix très compétitifs – entre 3,50 et 7 € l’unité – et 10 burgers « signature » plus premium proposés entre 7 et 10 € en livraison. Proposés dans un pain brioché, ils sont alors garnis d’un steak façon bouchère de 150 g généreux et déclinés en plusieurs recettes aux inspirations diverses (« Italiano », « Auvergnat », « Blue oignon », « Montagnard » ou même « Cordon bleu » …). Une gamme de hot-dogs vient également compléter l’offre en jouant là-encore les synergies. « Le seul investissement serait celui d’un clam pour la cuisson de la viande plutôt qu’une plaque à snacker mais les futurs points de vente anticiperont ce besoin en privilégiant des appareils de cuisson mixte », confie Mohamed Soualhi.  

De nouvelles formes de développement en modèle dark kitchens

Pour le lancement de Crush Burger, le réseau a choisi de privilégier une exclusivité temporaire avec Deliveroo cette semaine mais l’offre, déjà proposée par 11 des 23 restaurants du réseau, sera déclinée sur les autres plateformes dès la semaine prochaine. Et si ces marques étaient jusqu’ici proposées aux franchisés de l’enseigne disposant d’un restaurant, en complément de l’offre Tacos Avenue, elles pourraient demain avoir leur vie propre. Elles sont en effet désormais accessibles en licence de marque, avec des coûts d’investissement plus limités, et sous des formats type dark kitchen. La tête de réseau a en effet modélisé 4 formats de développement pour Tacos Avenue, Poutine Pop’s et Crush Burger : le 100 % livraison depuis une dark kitchen de 20 m², une dark kitchen de 45 m² en centre-ville proposant également du click & collect et de la vente à emporter, mais aussi deux formats de restaurants plus traditionnels de 120 m² et 150 m² proposant également de la vente sur place et des places assises en complément de l’activité livrée. « Notre volonté est d’aller vers de plus petites surfaces qu’auparavant pour optimiser les investissements ». Exit donc les retail park et centres commerciaux qui avaient un temps été privilégiés. Certains franchisés ou licenciés pourront également proposer à terme la livraison, s’ils le souhaitent, via leur propre flotte même si la collaboration avec les plateformes demeure le modèle privilégié. Et deux autres marques virtuelles sont d’ores et déjà dans les tuyaux pour la rentrée 2021. L’une devrait s’inspirer de la cuisine italienne avec en produits phares les panzerottis, ces chaussons de pâte à pizza garnis et frits originaires des Pouilles. L’autre, après sondage mené auprès des franchisés, opterait pour une offre de waffles (gaufres garnies), déclinées en version sucrée et salée. De quoi encore séduire de nouveaux clients et moments de consommation… En attendant, Mohamed Soualhi se dit quoiqu’il en soit confiant dans la santé de son réseau, « qui n’a enregistré aucune faillite de franchisés depuis le début de la crise avec des trésoreries qui sont saines, grâce au fort soutien apporté par ’Etat mais aussi au travail mené autour des KPI pour gagner en efficacité ».

 

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Jonathan Douay Rédacteur en chef adjoint France Snacking Suivez Jonathan Douay sur Twitter @francesnacking
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