Burger-Sandwich, match nul en 2014
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Burger-Sandwich, match nul en 2014

17 Mars 2015 - 2694 vue(s)
Selon les propres chiffres de NPD Group, il s'est vendu l'équivalent d'1 sandwich pour 1 burger en 2014 (1 milliard contre 970 millions) avec une perte de vitesse de sandwich depuis 5 ans au profit notamment d'autres produits de restauration rapide qui se sont multipliés.

A la veille du salon  Sandwich & Snack Show, NPD Group, un des leaders mondiaux des études de marché, dresse un état des lieux de la vente de sandwichs et burgers en France. Si le sandwich reste dominant avec près de 1 Md d’unités vendues en 2014, la tendances est à la baisse depuis 5 ans (-10%) selon le cabinet spécialisé qui note en revanche une poussée du burger de l’ordre de 13% depuis 2009 avec 970 millions d’unités écoulées l’an dernier. Un produit qui se pose en concurrent majeur du sandwich.

1 français sur 4 consomme un sandwich au déjeuner 

Pas de doute pour NPD Group, le sandwich demeure le poids lourd de la restauration rapide française avec 1 français sur 4 qui en consomme pour son déjeuner, soit 90 millions d’unités par mois. Entre la baguette, le panini ou le wrap, c’est 1 milliard de sandwichs que les français ont ingurgité, un chiffre stable comparé à 2013 mais qui est en retrait de 10% depuis 2009 même si les catégories Wraps et Panini (10% du volume) restent dynamiques souligne cependant le cabinet qui s’appuie sur son panel CREST composé de près de 14 000 répondants mensuels depuis 2008. Une perte de terrain due notamment au foisonnement de formules de restauration et à la poussée des plats chauds et notamment des pâtes ces dernières années.

Côté sandwich, celui à la charcuterie (jambon, pâté, saucisson), reste 1er de la catégorie, suivi de la volaille et du fromage. ¾ des ventes proviennent du circuit de la restauration rapide (sandwicheries), des boulangeries et des GMS (Grandes et Moyennes Surfaces). Le quart restant se ventilant entre les cafétérias d’entreprise et de l’enseignement supérieur (1 sandwich sur 6 en restauration collective), les stations-service et les distributeurs automatiques. Parmi les circuits qui progressent et gagnent des parts de marché, NPD évoque les boulangeries et les GMS, qui développent de plus en plus l’offre déjeuner et sandwich frais, gagnant des parts de marché en volumes sur les autres acteurs de la restauration rapide.

Le burger, au déjeuner et au dîner 

Le burger est le concurrent majeur du sandwich. Selon Maria Bertoch Industry Expert de la Division Foodservice Europe de NPD, il s’est imposé comme phénomène incontournable du secteur. Si de nouveaux intervenants - food-trucks, sandwicheries spécialisées – contribuent pour beaucoup à cette croissance, les restaurants traditionnels proposent à leur tour des concepts mixtes avec vente à emporter. De quoi expliquer en partie le boom du burger dont les ventes ont bondi de 13% en 5 ans pour tutoyer les 970 millions de pièces en 2014. Il se vend pour ainsi dire 1 burger pour 1 sandwich, des produits qu’on pourrait penser concurrents mais qui serraient plutôt complémentaires, explique Maria Bertoch : « Le sandwich est un produit pour le déjeuner d’adultes, tandis que le burger profite de son positionnement multi-cibles et multi-moments ». Il faut rappeler que 70% des ventes quotidiennes de sandwichs se font au déjeune alors que le burger est transversale à tous les moments de consommation, soir compris. Par ailleurs, le sandwich est un produit de VAE avec 3 unités sur 4 consommées hors lieu d’achat, alors qu’1 burger sur 2 est dégusté sur place. Enfin, si 50% des consommateurs de sandwich ont 35 ans et plus, le burger attire les jeunes et les très jeunes – 2/3 d’entre eux ayant moins de 35 ans. 

 

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