ZA, un café contemporain branché à son époque
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ZA, un café contemporain branché à son époque

7 Juin 2016 - 3845 vue(s)

snacking.fr-ZA-Philippe-Amzalak

Expérientielle, c’est en un mot que peut se résumer l’aventure ZA, café littéraire 3.0 imaginé par le restaurateur Philippe Amzalak et l’architecte Philippe Starck (investissement 4M€) au coeur des Halles revisitées. Installé sous la Canopée du centre commercial parisien, en symétrie au restaurant Chapeau d’Alain Ducasse, l’endroit ouvert entre 7h30 et 23h se vit au bout du smartphone.

ZA, deux lettres puisées dans le nom des fondateurs, les restaurateurs Philippe et Fabienne Amzalak (Ma Cocottte, L’Eclectic, Le Holy Bol, Lilybol, Fresh Corner …) n’est vraiment pas un lieu comme les autres  ! Avec pour devise de nourrir à la fois le corps et l’esprit, café littéraire oblige, il propose une nouvelle façon de vivre la restauration en mode 3.0 mais pas que. Puisqu’on peut aussi bouquiner, y acheter un livre et mieux encore, le faire fabriquer, relier sur place. Dès l’entrée, la vocation culturelle du lieu est rappelée avec des ouvrages sur étagères et la station d’impression de la startup Orsery qui trône dans le restaurant. Mais le premier élément de surprise dans ce grand espace où le bois est omniprésent, ce sont les grandes tables d’hôtes (140 places) avec tapis roulants lumineux rattachées à une vaste cuisine ouverte. De grands écrans, façon menu-boards dynamiques clignotent dans un rythme cadencé pour délivrer une succession de messages en mode dactylo. Plongé dans un univers graphique ludique, on y visionne le mode d’emploi du lieu, la description des menus …

snacking.fr-ZA-Philippe-Amzalak

 

Puis on s’assoie sur tabouret haut, histoire d’être à la fois acteur et spectateur de son repas. Chez ZA, pas de menu ou de carte, tout se passe sur le smartphone. Après avoir téléchargé gratuitement et lancé l’application ZA et posé l’appareil sur un emplacement prévu sur la table, il est détecté, votre place est reconnue et le programme enclenche le process de commande. A vous alors de renseigner le nombre de personnes, de sélectionner votre repas via des onglets au choix : les formules, l’offre matin, l’offre manger, l’offre à boire. La démarche est aussi interactive que ludique et se clôture par le paiement si possible par CB qui valide la commande expédiée aussitôt en cuisine. En quelques minutes, elle est acheminée par tapis roulant, sur plateau pour se positionner juste devant vous. Magique !

Des plats de comptoir revisités

Pour le restaurateur, comme pour son designer, réécrire le café contemporain passait certes par la technologie, mais avant tout par le respect absolu de la qualité : des produits frais et sélectionnés (ils sont pour la plupart locaux, bio, artisanaux…), une  transparence avec un dressage des préparations en provenance directe du laboratoire de production à 1,5km par triporteur électrique et des cuisson minute aux yeux des clients. Bref, de la modernité d’accord mais le goût avant tout. Omelettes, salades, croque-monsieur…, les propositions reprennent les classiques de comptoirs parisiens revisités le chef de Bon, Yannick Papin. Œufs et Comté affiné sont de la filière Bleu Blanc cœur, les champignons, les asperges proviennent d’Ile-de-France, le jambon de Paris, Prince de Paris est préparé par Yves Le Guel, artisan...   L’offre, accessible en continu toute la journée s’articule autour de 4 familles de produits : des soupes de 6,30€ à 6,90€, des salades de 8 à 8,80€, des omelettes à 11,80€  et des tartines, des mets rebaptisés Zoupes (chaudes et froides), Zalades, Zomelette en quatre variantes roulées à la japonaise dans des poêlons  et Zartines sur pain de chez Lalos ou pain sans gluten sur lesquelles sont couchés saumon d’Ecosse, Roastbeef mariné, jambon de Paris (10,80€ à 13,50€). Côté plaisirs gourmands, au choix le frozen yogourt, les petits pots de crème, la panacotta à la rose, à la fraise ou au coulis de litchi (de 2,90€ à 3,5€). 

 

Alors que le concept est encore en rodage, ajuste son offre et sa technologie, Philippe Amzalak qui sert en moyenne 1000 couverts par jour compte bien monter encore en puissance dès la mise en place en juin de la vente à emporter en mode click&collect (qu’il ambitionne à 25% du CA). Autre levier, la terrasse de 250 places qui devrait booster l’activité budgétée à près de 15000€ par jour.

Retrouver le décryptage complet du concept dans France Snacking n°39

Voir plus de photos dans concept en images 

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