Produits de la mer, les Français prêts à changer leurs habitudes ?
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Produits de la mer, les Français prêts à changer leurs habitudes ?

12 Octobre 2016 - 1610 vue(s)
Le cabinet GlobeScan vient de publier les résultats d’une étude menée à l’échelle de 21 pays pour MSC (Marine Stewardship Council). Elle révèle l’inclinaison des Français à changer leurs manières de consommer pour préserver les ressources marines. Mais cette prise de conscience ne se traduit pas encore dans les faits…

Le dire c’est bien, le faire c’est mieux… La nouvelle étude indépendante menée par le cabinet Globescan fait en effet apparaître un hiatus notable entre une prise de conscience effective des consommateurs français vis à vis du respect de la faune marine et des comportements d’achats qui ne suivent pas encore forcément. Car concrètement, les Français sont davantage sensibles aux enjeux liés à la préservation des océans que leurs voisins européens ou d’autres pays du monde. Pour la majorité d’entre eux (78 % contre 73 % en Europe et 72 % dans le monde), la consommation de produits issus de sources durables contribue à la sauvegarde des océans et 69 % se disent prêts à changer leurs habitudes d’achat en faveur d’une alternative durable, soit un point de plus que la moyenne mondiale.

La France, plus grande consommatrice européenne de poissons

Pourtant, la marge de progrès est encore bien réelle précise l’étude. En effet, si 8 français sur 10 reconnaissent que la sauvegarde des océans passe par une consommation de produits de la mer durables, ce constat ne se concrétise pas encore dans les comportements d’achat : acheter un produit parce qu’il est plus durable ne figure point encore parmi les 5 premiers critères d’achat ! Les consommateurs français font d’abord le choix de la qualité, de poisson sauvage et frais quand ils font leurs courses. Par contre, et c’est rassurant, la durabilité compte davantage que le prix et la marque, et ce à l’échelle mondiale. La France est d’ailleurs le 5e pays européen consommant le plus de poisson par habitant (Soruce FAO) avec une consommation moyenne de 35 kgs par personne et par an. En volume total, l’Hexagone arrive même sur la plus haute marche du podium européen. Ainsi, 93 % des foyers français ont acheté du poisson ces deux derniers mois contre 85 % en moyenne dans les 21 pays étudiés. 80 % des poissons sont d’ailleurs importés pour satisfaire cette demande. En déclarant être prêts à changer leurs habitudes d’achats, les Français (7 sur 10) peuvent, donc, jouer un rôle décisif dans la préservation des océans soulignent les conclusions de l’étude, insistant en revanche sur la nécessité d’un poisson de source durable.

Les labels en repères

D’où la nécessité de repères référents. Pour plus de 6 consommateurs de poissons sur 10, c’est ainsi la présence d’un label indépendant sur les produits de la mer qui donne confiance aux allégations sur la durabilité des produits d’une marque. Les français achètent dans leur grande majorité, les produits de la mer (frais ou transformés) en supermarché (89 % contre 38 % en poissonnerie ou au marché). Ainsi, dans ces points de vente, il est important d’aider les consommateurs à faire les bons choix en identifiant de façon simple et claire les produits de la mer durables. De plus, pour 73 % de consommateurs de poissons la provenance et la traçabilité des produits de la mer sont déterminantes. « La pêche durable est, au niveau mondial, l’un des principaux enjeux du développement durable. Les consommateurs qui connaissent le label MSC lui font confiance et ont compris qu’ils font partie de la solution pour lutter contre la surpêche. C’est pour nous un encouragement fort à continuer de collaborer étroitement avec tous les acteurs de la pêche et des produits de la mer » commente Edouard Le Bart, Directeur de Programme MSC en France. En effet, la présence du label MSC sur les produits de la mer garantit que le poisson peut être tracé et identifié tout au long de la chaîne d’approvisionnement jusqu’à des pêcheries certifiées MSC ; quand elles ont, après un processus d’audit rigoureux et long, prouvé qu’elles préservaient les stocks et l’environnement.

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