Les défis des fournisseurs de la RHD à 2020 face à la reprise de l’activité
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Les défis des fournisseurs de la RHD à 2020 face à la reprise de l’activité

5 Avril 2017 - 4778 vue(s)
Dans une enquête qui vient de paraître sous le titre « Les Grands défis des fournisseurs de la restauration à l’horizon 2010 », le cabinet Xerfi-Precepta donne des pistes sur les stratégies à adopter dans un cadre concurrentiel exacerbé et alors que la reprise se profile.

L’année 2016 n’a pas forcément été un bon cru pour les fournisseurs de la restauration avec un nouveau décrochage de l’activité en volume (- 0,5 %) consécutif à une météo peu clémente et un contexte sécuritaire pénalisant, souligne la toute dernière étude réalisée par Xerfi sur les défis des fournisseurs de la RHD à l’horizon 2020. Seule la restauration rapide a tiré son épingle du jeu en progressant de 2,3 %. Mais le cabinet reste confiant pour le secteur tout entier en prédisant un retour des clients dans les restaurants et une fréquentation qui devrait progresser de 2 % par an à 2020 à la faveur d’une hausse du pouvoir d’achat des ménages. De quoi percevoir de vraies opportunités pour les fournisseurs à condition de s’adapter aux nouvelles tendances du « fait maison », du « bio », des circuits courts tout en proposant des solutions globales (vente, livraison, voire logistique) appropriées aux attentes des clients.

Si les industriels ont pris le parti de répondre au marché avec des innovations adaptées, des idées recettes pour accompagner leurs produits, voire des ateliers à destination des chefs cuisiniers, Xerfi promet une bataille plus « féroce » du côté de la distribution avec des grossistes-livreurs traditionnels qui pourraient voir leur part de marché s’éroder face à la montée en puissance de distributeurs-incubateurs de marques comme Fresh Food Village, AlterFood… Ces derniers misent beaucoup, d’ailleurs, sur des exclusivités de marques innovantes positionnées sur les segments « nature » et/ou « santé » ainsi que sur une vraie force logistique dans les grandes villes. Du côté de la vente de gros, largement dominée par Metro Cash & Carry et Promocash, l’arrivée du géant américain Costco pourrait aussi entraîner une redistribution des positions à moyen terme.

Concentration et services personnalisés

Autres points soulignés par l’étude : la concentration du secteur et le renforcement des programmes de fidélisation et de service personnalisé par les distributeurs traditionnels. Et de citer le rachat par le Britannique Brakes Group du spécialiste des produits frais et surgelés Davigel. Pour s’imposer comme de véritables partenaires des restaurateurs, poursuit l’analyse, les distributeurs traditionnels devront passer à la vitesse supérieure en suggérant de forcer le trait sur les nouveaux programmes de fidélité. Ceci pour donner accès à une offre personnalisée de produits et services à l’exemple de la collecte d’huiles usagées mise en place par le leader du Cash & Carry Metro. Certains opérateurs, à l’image du prestataire logistique Martin-Brower, qui intervient directement dans le pilotage des restaurants de l’enseigne McDonald’s, ont, eux, choisi de développer des indicateurs de performance pour optimiser l’activité des restaurateurs.

Le défi du digital

Pour les experts de Xerfi, se doter d’une véritable stratégie numérique peut constituer un bon moyen pour se différencier auprès de restaurateurs de plus en plus connectés en prenant les exemples de Transgourmet et Metro Cash & Carry.  Dans le cadre de son portail Transgourmet Solutions, le distributeur a récemment présenté un nouvel outil de gestion, E-quilibre Gourmet. Accessible depuis les supports mobiles, cette application propose une palette de fonctionnalités aux restaurateurs :  échanges avec des experts et des diététiciens en ligne, élaboration et mise à disposition automatique de menus personnalisés en fonction du type d’établissement et du budget, création d’un calendrier de livraison, aide à la maîtrise des stocks etc.  Les écarts dans le numérique entre distributeurs semblent pourtant difficiles à combler, indique le cabinet qui laisse entendre qu’ils seront même amenés à se creuser, dans les années à venir, avec de gros investissements mis sur la table par les leaders comme Metro avec son incubateur de start-up spécialisées dans les métiers de bouche, Tech stars Metro Accelerator.

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