La croissance des glaces ne fond pas
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La croissance des glaces ne fond pas

1 Juin 2017 - 2584 vue(s)
1 an après sa création, la nouvelle Association des Entreprises des Glaces (AEG), réunissant 8 des plus gros industriels du secteur, peut afficher son optimisme. Après une année 2016 en demi-teinte pour le secteur, le début de saison est très prometteur dans un marché toujours météo-sensible. Les professionnels misent ainsi sur l’innovation pour déclencher l’impulsion et inscrire enfin la glace au quotidien des Français.

Avec +12 % des ventes en volumes et même + 15 % en valeur, les membres de l’Association des Entreprises des Glaces (AEG) avaient le sourire lors de la toute première conférence de presse de l’organisation qui s’est tenue à Paris ce mardi 30 mai. Cette association a été fondée en juin 2016 à l’initiative de 7 acteurs majeurs du secteur (General Mills France, Les Délices de Valplessis, Thiriet, Nestlé Grand Froid, Rolland R&R Ice cream France, Unilever et YSCO), qui ont été depuis rejoints par le groupe Antilles-Glaces. Cette nouvelle association pèse aujourd’hui 70 % d’un marché qui a avoisiné les 1,1 milliard d’euros l’an dernier, tous secteurs confondus. Si le segment s’est régulièrement apprécié de l’ordre de 2 % par an en France depuis 10 ans, la consommation par habitant est quant à elle restée stable autour des 6 litres de glace par habitant. Un chiffre légèrement inférieur à la moyenne européenne de 6,8 litres mais très loin des standards des pays nordiques qui avoisinent les 15 à 20 litres selon les chiffres partagés par l’AEG. 7e catégorie d'impulsion sur le total PGC, la glace dispose pourtant de sérieux atouts que les professionnels entendent bien faire valoir, à condition toutefois d’offrir de nouvelle armes au produit face à l’implacable diktat météo. "Nous avons l'objectif commun de promouvoir cette catégorie toute l'année afin de désaisonnaliser la consommation de glace", souligne Sylvie Galliaerde, présidente de l'Association des Entreprises des Glaces, qui vient dans cette optique de doter la structure d’un tout nouveau site internet www.les-glaces.com.

 

« Un marché des glaces en progression de 2 % en valeur depuis 10 ans » d'après Esther Kalonji, secrétaire générale de l'Association des Entreprises des Glaces.

Des innovations pour relancer l'intérêt des consommateurs

Pour arriver à leurs fins, les professionnels misent également sur l’innovation à laquelle les consommateurs français restent particulièrement sensibles. Parmi les grandes nouveautés de ce début de saison, on retrouve le développement du format individuel, déculpabilisant pour les consommateurs. « Le segment du snacking poursuit sa percée avec des formats faciles à emporter et à déguster. La consommation individuelle se développe dans et hors du foyer » explique Esther Kalonji, secrétaire générale de l'AEG. En effet, avec 77 % des Français qui « assument les petits plaisirs sucrés » selon une étude Kantar World, l’individuel tire ton épingle du jeu. Côté formats, les produits glacés d'impulsion, prégnants en restauration hors-domicile qui concentre 17% de la consommation de glaces des Français, se répartissent entre bâtonnets (48 %), cônes (36 %) et en barres (16 %). "Le marché du hors domicile français offre un très grand potentiel de croissance. Son poids est très faible par rapport à celui des autres pays européens", explique Esther Kalonji, secrétaire générale de l'association.

 

Le plaisir comme clé d’entrée

Les glaces sont synonymes de plaisir pour plus de 86 % des Français. Mais au-delà du plaisir, la nouveauté représente un levier de croissance indéniable dans ce secteur d'impulsion et de délectation. D'après l'AEG, 1 Français sur 2 prend un goûter chaque jour et la pause sucrée représente 1,2 milliard de passages en caisses en 2016. Ainsi, les entreprises vont chercher à multiplier les occasions de consommer des produits glacés afin de dynamiser leurs ventes. Les glaciers industriels misent aussi sur une logique de collection, permettant de proposer une base de produits permanents tout en renouvelant une partie de la gamme. "Il y a toujours les parfums classiques incontournables, mais aussi des nouveautés", explique Sylvie Galliaerde, présidente de l'AEG. Chaque année, près de 100 nouveaux produits défilent ainsi dans les rayons. Pour 2017, parmi les tendances fortes relevées par le syndicat, de nouvelles saveurs tournées vers l'exotisme mais aussi le retour des produits du terroir et enfin la gourmandise caractérisée par de multiples inclusions et des mélanges de matières (biscuit, nappage, bonbons, pépites)…

 

 

 

 

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