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Et si l’on s’engageait vraiment..., l'édito de France Snacking n°54

27 Mai 2019 - 905 vue(s)
Et si l’on s’engageait vraiment...

Vous n’avez pas pu le manquer ! Nous avons placé le millésime 2019 de la 10e édition anniversaire de notre Congrès du Snacking du 4 juin sur le thème de l’engagement. C’est un mot qui résonne comme une rhétorique depuis les consommateurs jusqu’aux restaurateurs en passant par les fournisseurs. Certes, tout le monde n’est pas au même degré de maturité et d’engagement mais le chemin est là, devant, tout tracé ! Chez le client, devenu consomm’acteur, on revendique de plus en plus une alimentation fidèle à ce qu’on est, à ce qu’on vit, aux valeurs qu’on porte et qu’on défend… Et, forcément, les lieux qui vont avec. Pour les jeunes et les millennials, plus question d’abîmer la planète, de maltraiter les animaux. C’est sans compromis et gare à ceux qui briseraient la confiance, les réseaux sociaux sont là comme exutoire pour le meilleur et pour le pire. Chez les restaurateurs, on a bien entendu. Combien d’enseignes ont repris la fabrication partielle ou totale sur place, remettent le produit au cœur de leur projet, valorisent le frais, les producteurs, placardent les marques de qualité et autres labels ? Julia et Tom qui ont monté Burger Theory (lire p. 18) n’ont pas seulement créé un restaurant végan en phrase avec leur conversion alimentaire, ils ont aussi voulu contredire la théorie qui consiste à amalgamer fast-food et malbouffe. Chez eux, on parle de goût, de cuisine, de culinarité, de recettes. C’est dorénavant ça la restauration rapide. Ce n’est pas Eric Frechon qui dira le contraire, lui qui est descendu de ses 3 étoiles pour s’engager dans la restauration rapide en ouvrant sa street cantine chic dans la Gare Saint Lazare (lire p. 34) baptisée Rémoulade ! Côté industriel, c’est aussi l’opération mains propres. On dit ce qu’on fait, et on commence à faire ce qu’on dit. Finies les postures, on passe au concret : on nettoie les recettes, on condamne les additifs, on chasse les conservateurs, on s’interroge sur le packaging. Il faut être clean jusqu’à, parfois, en faire même un peu trop dans les allégations. Mais c’est de bonne guerre, il s’agit de rassurer mais surtout de ne pas mentir. Comme vous pourrez le lire, par exemple, dans notre dossier sur les boissons rafraîchissantes sans alcool, la chasse au sucre est engagée. Certes la taxe sur les boissons sucrées mise en place en juillet 2018 n’y est pas étrangère et a précipité les choses, mais la volonté d’agir est réelle et les engagements fermes jusqu’aux emballages. Un vaste sujet d’ailleurs où, là encore, il reste du chemin à parcourir jusqu’aux échéances 2020 et 2021 pour la vaisselle à usage unique (lire p. 82) qui marqueront des étapes importantes dans cet engagement de la restauration rapide et de tout son écosystème à faire encore mieux et encore plus vertueux. On y croit.

Le Congrès du Snacking se tient à Paris, le 4 juin

France Snacking n° 54

 

Retrouvez dès aujourd'hui le nouveau France Snacking n° 54 en version digitale ou dans quelques jours dans votre boîte aux lettres en version print. 

Paul Fedèle Rédacteur en chef France Snacking Suivez Paul Fedèle sur Twitter @francesnacking
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